Dualité

Il est une épreuve que rencontrent un certain nombre de soumises, et auquel j’ai moi-même été confrontée. Il s’agit de la dualité entre « la soumise » et « la femme ».

En toute personne il y a plusieurs aspects de la personnalité, plus prononcés chez certaines que chez d’autres. Le SM peut faire ressortir ces différentes personnalités et mettre la personne en conflit avec elle-même ou, au contraire, l’aider à se mettre en accord avec elle-même.

Je ne peux ici parler que de ma propre expérience, mais je sais que je ne suis pas la seule à avoir vécu et à vivre cette dualité. Après à chacun de la résoudre selon sa propre personnalité et ses expériences. Mais peut être que je pourrais donner un fil conducteur à celles qui se sentent proche de ce que je vis.

Cette dualité a beaucoup évolué depuis mes débuts dans le BDSM. Au départ elle se manifestait par des questions basiques, « qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi est-ce que j’accepte les coups et la douleur ? Pourquoi cela m’excite-t-il ? Pourquoi j’en éprouve du plaisir ? Suis-je normale ? etc… » Ce sont des questions plus que légitimes et justement tout à fait normales, même saine, dirais-je. Des questions auquel nous trouvons en général rapidement des réponses, chacune les nôtres.

Pour ma part il était évident que je portais depuis toujours cela en moi, que cela me permettait de me mettre en paix avec moi-même, et de faire sortir des émotions qui m’auraient parasitées si je les avais gardées en moi. Les séances SM me boostaient, boostaient mon imaginaire d’écrivain, me rendaient la vie supportable. Ce ne pouvait, à mes yeux, pas être quelque chose de mauvais.

Ce premier conflit réglé, je pouvais m’abandonner paisiblement à mon plaisir. Mais au fur et à mesure que l’on progresse, d’autres conflits forcément surgissent. Tout comme dans la vie on évolue, on murit. La soumise devenant ou souhaitant être de plus en plus soumise, la femme voulant garder sa place et la maîtrise de la personne, on se retrouve devant un nouveau problème à régler.

Je suis une femme d’une forte personnalité, avec du charisme. J’ai eu à diriger des employés et l’on peut dire que je suis une femme de tête. Pourquoi suis-je soumise allez-vous me demander ? J’étais soumise depuis toujours, je porte cela en moi. Par contre la vie a fait de moi une femme de tête, la nécessité et les épreuves m’ont forgée. Mais pour autant vais-je abandonner ce que je suis devenue au profit de celle que je suis profondément ? Voilà le second dilemme.

Ces deux femmes peuvent-elles vivre en bonne harmonie dans un même corps ? Il est évident que pour y arriver elles doivent impérativement faire des concessions, quelques fois importantes. Heureusement pour moi, j’ai un Maître très à l’écoute et, même s’il est exigeant voir intransigeant au niveau de la soumission, il est aussi intéressé par la personne en elle-même et lui laisse sa place.

Cette révolte ne dura donc pas longtemps, quelques jours tout au plus, le temps de trouvé une place à chacune. Dans le jeu la soumission est totale, dans la vie de couple, elle est là, mais en retrait de la femme, juste pour éviter les débordements d’un tempérament de feu. Dans la vie privée, chez moi, ou en famille, je redeviens moi-même. Au près de mon Maître je suis une eau calme et bien maîtrisée, mais livrée à moi-même je suis tempête, et raz de marée… sourire… enfin pas toujours heureusement. Pour moi, l’important est que la lumière qui m’habite ne change pas, et c’est le cas, elle aurait même tendance à augmenter, boostée par le bonheur que je vis.

Mon Maître est pour beaucoup dans la suite de mon évolution puisque, en tant que tel, c’est lui qui décide de tout ou presque. Il impose donc, ceci en connaissance de cause, en prenant le risque et en l’assumant, mais aussi en faisant tout ce qu’il peut pour que « l’épreuve » passe. A moi en suite de faire ce que je peux pour la vivre au mieux.

Pour résoudre ce nouveau problème entre moi et moi, je dirais que seul l’amour que j’ai pour lui et la philosophie profonde peuvent me venir en aide. L’intellect doit aller chercher plus loin que la simple réflexion, ou la déduction.

Lorsqu’il m’a « demandé » d’accepter d’autres soumises, d’abord dans ses jeux, puis dans les nôtres, sa requête m’a paru « contre-humaine » (par opposition à contre-nature). Le conflit était de l’ordre de : c’est mon Maître, je veux lui obéir, je veux qu’il soit bien et heureux, je veux lui plaire, et je suis une femme, je veux qu’il me respecte en tant que tel, en tant que compagne je ne peux tolérer une autre intrusion dans le couple.

Prise de tête tempétueuse…

Fort heureusement nous avons le dialogue facile et spontané. J’expose donc mes craintes et mes angoisses à mon Maître qui me donne les limites de cette « intrusion » uniquement dans le jeu.

Dans le jeu. Pas d’interférence dans la vie de couple. La femme est rassurée, ce qui est important pour elle, ses sentiments, son vécu, sa complicité et le partage sont préservés. La soumise peut donc librement faire plaisir à son Maître, et accessoirement y trouver le sien.

Ceci dit, ce genre de compromis n’allant pas de sois et n’étant pas vraiment dans la nature humaine comme je l’ai dit plus haut, il me faut de régulières séances de méditations pour préserver cette harmonie, et de longues conversations avec mon compagnon autant qu’avec mon Maître pour toujours rester dans le « juste ».

C’est parce qu’elle est menée avec intelligence et respect que notre complicité est si grande et équilibrée. Mais surtout parce qu’elle a une dimension philosophique importante qui, d’une certaine manière met le côté SM en second plan.

Merci Maître Râ d’être toi…

PS : Milles excuses si ce billet vous a été fastidieux à lire et tient plus du traité de psychologie que du témoignage SM ;-)

Juste pour les yeux et l’imaginaire

Juste pour les yeux et l’imaginaire, quelques images des derniers bondages et suspensions…

Mourir de plaisir

Vous êtes-vous déjà laissé emporté par vos sensations jusqu’à la limite de la folie, jusqu’à vous laisser mourir, mourir de plaisir.

J’ai vécu cette expérience, et si mon Maître n’avait été vigilant, je me serais laissé emporter.

L’arme du crime ? Une simple roulette électrique passée sur mon sein droite. Déjà une roulette simple j’adore, mais l’électrique est juste « trippante ». Des milliers de petits picotements, d’étincelles, de petites étoiles intérieures, de lumières dans la peau, dans la chair. Une voie lactée que je ne peux m’empêcher de suivre, qui grandi et s’amplifie, qui, partant de mon sein, m’enveloppe, me happe, m’englouti.

Plus rien n’existe que cette étrange lumière. Plus rien, ni raison, ni vie.

Seul le stop de Maître Râ, la frustration de l’arrêt brutal du plaisir, et la gratitude de mon instinct de survie se reconnectant, m’ont sortie de cette « mortelle randonnée ».

J’étais à la limite de cesser de respirer, de cesser d’être.

Punaise !

Cette soirée du 5 décembre au Cav’O est pour nous la trentième. Il faut fêter cela dignement. Pour marquer le coup, Maître Râ choisit de me punaiser ses initiales sur les fesses.

Certes je m’y attends un peu lorsque prenant un verre, il me dit que c’est pour y mettre de l’alcool (sous entendu alcool désinfectant). C’est une expérience que je souhaite faire depuis un certain temps, mais au pied du mur, je dois avouer que j’ai une petite appréhension.

Mais bon, j’ai une grande confiance en mon Maître, donc je me laisse aller,  concentrée à rester calme et détendue. D’ailleurs cette confiance se montre tout à fait justifiée puis que, comme je le pense, il « prépare » fort bien la place.

Un peu de fessée, de martinet, la pose du rosebud, encore de la fessée, de la cravache, jusqu’à ce que les fesses soient bien rouges, chaudes, et que les premières endorphines arrivent.

Durant ce « préchauffage », il a préparé les punaises en les trempant dans l’alcool. Même si j’ai la tête tournée dans l’autre sens et les yeux clos, je le sais, je l’ai senti. Je m’efforce de rester calme et détendue. J’ai en tête l’expérience des aiguilles, qui s’étaient particulièrement bien passée, je veux que ce soit pareil.

Je sent enfin les trois petites aiguilles de la première punaise se poser sur ma fesse droite, posée délicatement, et attendant le coup de cravache qui l’enfoncera dans la chaire.

Un claquement sec, brutal, un second, puis plus rien. La punaise est là, bien enfoncée, je la sens, mais déjà la douleur n’existe plus. Je n’ai senti que le coup de cravache et rien d’autre, il est suffisamment fort pour cacher la douleur de la punaise qui s’enfonce.

Je suis soulagée. Maître Râ vient me demander comment cela se passe et si je veux continuer. Je le rassure, tout se passe bien et oui, bien sûr que je veux continuer.

Une après l’autre les punaises viennent former un R et si certaines sont plus douloureuses à mettre en place que d’autres, pour moi cela reste supportable et gérable. L’expérience me plait, elle est forte et intéressante, et lorsque mon Maître me propose de continuer sur l’autre fesse j’accepte avec plaisir. Naît alors le M de Maître Râ.

Je suis fière. Mais je n’ai encore rien vu.

Mon Maître arrive avec le spray d’alcool et en gicle sur les lettres. Horreur et putréfaction ! La brûlure me surprend, cuisante.

Puis, après une série de photos qui m’ont laissé reprendre mon souffle, une énorme claque s’abat sur mon fessier endolori.

Magnifique, magistral. La sensation et extraordinaire. J’en redemande à la surprise de mon Maître, et c’est avec un certain plaisir qu’il s’exécute. Je ne saurais décrire cette sensation, je n’ai pas de mots pour cela. Mais je la comparerais à une piqûre de moustique que l’on gratte pour se soulager, en mille fois plus fort.

Puis, enfin, il décide de m’enlever les punaises. Une à une elles retournent dans le verre d’alcool. Certaine partent facilement, d’autres s’accrochent et m’arrachent un cri de douleur. Encore un peu de désinfectant, et une bonne brûlure au passage, puis un peu de calme.

De courte durée le calme.

Le martinet s’abat sur ma croupe, celui en cuir, bien hard. Je sursaute. La douleur est intense et ne me laisse aucun répit. C’est calculé, j’en suis certaine, mais sur le moment c’est surtout très douloureux et rien d’autre. Je m’accroche. Mon Maître me propose de lui dire quand je souhaite changer d’instrument. J’ai compris où il veut en venir et je ne tarde pas à lui demander le fouet.

Je m’abandonne enfin au rythme régulier des coups, plats et secs, moins forts et rageurs que le martinet. Le fouet me berce. Il m’emporte, m’emmène. Je quitte cette réalité pour entrer dans un autre monde et me laisse aller. La réponse, ou la récompense ne tarde pas, car je me trouve rapidement submergée par un long orgasme.

Punaise!

Punaise!

Le lendemain

Le lendemain

Retour de voyage

Lors des bonnes séances SM, je peux avoirs plusieurs orgasmes ou plusieurs subspaces. Le corps réagit très fort à ces manifestations de l’esprit. Il faut dire qu’il libère de fortes quantités d’endorphines et d’autres substances qui droguent littéralement l’organisme.

Mercredi dernier j’ai eu l’une de ces séances, et je me suis laissée emporter trois fois dans mes voyages. Le retour fut surprenant, car je ne m’attendais pas à être allé aussi loin.

A la fin de la séance, alors que j’étais encore bondagée et à genoux, et que Maître Râ enlevait la cire coulée sur mes seins, je me suis sentie partir. Non pas comme un vertige ou comme un malaise, mais plutôt comme si je sortais de moi. Mon corps chancelait, je n’avais plus de force. J’ai tout de suite demander à mon Maître de pouvoir m’appuyer contre lui, de pouvoir mettre ma tête sur son épaule.

Pouvoir me laisser aller ainsi, mais aussi le réconfort de ce contacte, déclenchèrent la réaction attendue. A savoir, une sorte d’explosion intérieure, traduite par des vagues de tremblements, des spasmes, et des pleurs. Aucune tristesse dans ces pleurs, mais une émotion trop intense pour être retenue, une vague, un raz de marée d’émotions.

Je me laissais aller jusqu’à ce que je me sente apaisée, puis mon Maître finit de me libérer.

Mais alors qu’il enlevait la dernière corde, une seconde vague, plus violente encore, vint me frapper.

Je n’eu que le temps de m’allonger sur le sol avant que d’autres sanglots, d’autres spasmes ne m’envahissent, plus intenses encore que les premiers. Mon Maître, à genoux près de moi m’encourageait à me laisser aller, rassurant. Je laissais donc s’écouler ce flot d’énergie, de force, ces tentions qui m’habitaient, m’exorcisait de ce qui s’était accumulé depuis la dernière séance, jusqu’à ce que la paix revienne enfin.

Une paix merveilleuse, avec cette sensation de ne plus toucher le sol, de flotter entre deux monde, de n’être que lumière.

Je connais bien cette expérience pour l’avoir vécue de nombreuse fois après les orgasmes SM. Mais pour la première fois je la vivais après coup, au ralenti, et deux fois de suite.

Etrange, magique, surprenant.

Merci mon Maître.

Deux ans, et c’est partit pour une troisième

Saphir Cav'O 14.11.09 002

Saphir Cav'O 14.11.09 003

Oui, oh oui, du fond du cœur, de l’âme.

Oui pour une autre année avec toi, oui pour nos partages, oui pour tout le plaisir, et tous les plaisirs que l’on s’offre l’un à l’autre.

Oui sans le moindre doute, oui en pleine conscience.

Oui.

Partage

Saphir et Abygaëlle 003 - CopieSaphir et Abygaëlle 008 - CopieComme tu es beau

Qui l’eu cru. Si on me l’avait dit il y a quelques mois seulement, peut être que moi-même j’en aurais douté. Que dis-je, j’en ai douté. Il y a quelques temps seulement, je m’inquiétais, je m’interrogeais, j’étais préoccupée par cette  idée.

Mais maintenant je n’ai plus de doutes, au contraire.

Te voir « jouer » avec une autre soumise m’apporte un plaisir particulier, empreint d’admiration.

Je mesure ce qui se passe en toi lorsque tu m’emmènes, je vois enfin tout ce que je ne fais que supposer, lorsque les yeux clos, je m’abandonne.

Comme tu es beau. Comme tu es beau lorsque, concentré, tu écoutes la soumise. Comme tu es beau, lorsque tu as trouvé le fil de son plaisir.

Comme tu es beau, lorsque de l’esprit tu touches son âme.

Comme tu es beau, Lorsque le jeu fini, tu reviens à moi, plus épris que jamais, des étoiles plein les yeux.

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Merci Maître

Merci Maître de me faire vivre d’aussi intenses expériences.

C’était ton désir, c’était ton projet. Certes il m’interpellait, m’intéressait, excitait ma curiosité au point que je le souhaite, moi aussi.

Il a été débattu et discuté jusqu’à ce que l’occasion se présente.

Ne plus être une spectatrice passive et absente de tes jeux, mais me faire participer,  en m’initiant à une domination légère ou une soumission complice avec une autre soumise.

Cette expérience fut à la fois une découverte et une révélation, mais surtout un grand bonheur. Un bonheur partagé, global, complice, entre trois personnes, toi mon Maître, heureux et comblé, toi Aby, rassurée et apaisée, moi, portée par vous, heureuse de votre bonheur.

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Ma petite Aby

A toi ma petite Aby, merci pour la tendresse que tu donnes, pour celle que tu reçois, celle que tu prends. J’ai pour toi une affection véritable et admirative quand dans tes jeux tu es toi-même, vive et spontanée, rebelle et enfantine, câline et offerte.

Sois fière de toi.

Je ne souhaite qu’une chose, que notre complicité grandisse et s’épanouisse, pour d’autres moments intenses.

La danse

Saphir, pensées de Ton Maître…

Cette danse douce et paisible, ce lien, cette chaîne, visible certes… juste une preuve « matérielle ».
Pourtant Lui, le Lien, est de toute autre nature. Tu es si proche, je sens ton souffle, tu obéis aux caresses de mes mots chuchotés, à la tension de la chaîne, aux caresses sensuelles, parfois cruelles de la cravache.

Ton corps un peu tendu, charnel… mais ton âme libre, sans contraintes, sereine, apaisée, suit le chemin du Maître.

Confiance, abandon, complicité… amour…voilà le Lien. Il est beau, il est fort, il est intemporel.

Que nos âmes puissent continuer de danser sur le fil si ténu… mais au combien agréable de ce Lien… de la Vie… MERCI de ton amour, ta confiance, et pour cette complicité.

Ton Maître bien aimé……

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Il est une danse que je préfère entre toutes, sensuelle et proche, que l’on partage, mon Maître et moi, lorsqu’en bout de laisse il me tient et que, les yeux clos, je le suis, attentive à ses paroles chuchotées, guidée par une cravache délicate et suggestive.

Lui obéir en toute confiance, aller où il me promène, aveuglément, me laisser porter tenue par le fil de la complicité, le sentir si proche, le souffle de ses paroles dans mon cou.

Le parcours n’est jamais long, quelques minutes en bout de laisse, le temps d’une danse.

Moment de grand intimité, de grande proximité. Moment de totale appartenance.

Le Maître

bondage privé 10.09 008bondage privé 10.09 001Il est bien là question de mon Maître, de la relation que l’on a, surtout de la façon dont je la vis. Il y a l’homme, le compagnon, le partenaire, mais surtout le Maître.

Il est toujours là, en moi, à chaque instant, dans une appartenance permanente consentie et désirée.

Il donne un sens à ce que je suis, ce que je fais, ce que je vis.

Je pourrais appeler cela simplement de l’amour, mais c’est un peu différent, plus  complet. Cela a plus de relief.

Pour le Maître je vais apporter une attention particulière à mon corps, je vais encore d’avantage me soigner, veiller à avoir la peau douce, le corps soigneusement épilé, le visage radieux. Je vais m’appliquer à faire ce qu’il me demande comme il souhaite que je le fasse.

Pour le Maître je vais essayer d’être toujours souriante et de bonne humeur, patiente et de bonne composition (c’est dans mon tempérament, donc pas très difficile, je l’accorde).

A mon Maître j’appartiens, une manière d’être si subtile que seuls les initiés, les personnes d’une grande sensibilité peuvent percevoir. Pourtant cette appartenance est totale. Il m’a dans le creux de sa main, et seul dans le creux de sa main je me sens bien et en sécurité.

Le Maître est le Maître, est mon Maître, parce qu’au delà de tout ce qui nous uni il sait. Il sait m’emmener, m’emporter au bout de nos voyages, au bout de mes sens, au-delà de la dernière porte.

Les gants magiques

Vendredi soir Maître Râ a fait l’acquisition d’un nouvel outil. Il s’agit d’une très belle paire de gants en cuir noir, qui lui va d’ailleurs vraiment bien. Des gants « qui en jettent » comme on dit.

Mais le must est qu’ils ont la paume cloutée. Sensations garantie.

Caresses brûlantes, griffures, mais aussi les pointes de clous qui pénètrent la peau lorsque l’on appuie.

Mon Maître m’a fait asseoir en face de lui, et s’est mis à me caresser avec son nouveau jouet, caresses douces amères, lui tout proche de moi, m’enveloppant de sa présence, de son attention, de son amour, passant sa main sur mes seins, mes bras, mon dos, grattant, griffant, puis, d’un coup, m’agrippant les seins et plantant les piques dans la chaire tendre et offerte.

J’étais assise les mains sur la tête, mais cette suite de sensations aussi fortes les une que les autres, excitantes et sensuelles, me fit vite perdre pieds. Peu à peu, dans la danse intérieure que nous vivions, je me laissais emporter, balancer, au rythme des caresses. Chaque fois que mon Maître me serrait les seins la douleur, plutôt que de me sortir de mon rêve, m’y plongeait plus encore.

Je lui appartenais, j’étais lovée au creux de sa main, prisonnière heureuse et comblée, retenue par les piques des ses gants.

Peu à peu mes mains s’étaient déliées, passée autour de son cou, le corps ondulant entre ses doigts agiles, offerte, emportée, à la fois si présente et tellement absente.

Mon âme s’est alors envolée, éparpillée sous la voûte de pierre du Cav’O, dans les spasmes de la jouissance.

Un orgasme surprenant, cruel, terrible, merveilleux.

S’en suivit une séance de fouet, sur les seins à nouveau. Une séance forte, dont les bleus et les marques laissées témoignent de l’intensité. Une séance qui, elle aussi m’emporta loin de moi dans un puissant orgasme.

Ce soir là, j’avais besoin de violence, de souffrance, de douleur forte. Cela m’arrive quelques fois, pas toujours d’ailleurs. Maître Râ l’a senti, capté, et m’a une fois de plus emmenée au delà de mes limites.

Merci mon Maître aimé, pour ton attention, ton écoute et ton amour.


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