Archives de : février 2009

Nouvelles expériences

la cire c'est magique

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Le Cav’O, haut lieu de soirées BDSM, est un endroit que nous fréquentons régulièrement et je dirais même avec assiduité, mon Maître et moi. Nous y retrouvons des connaissances et des amis, une chaleur et une convivialité qui nous convient particulièrement, et qui est propice à nos jeux.

Nous nous y sommes rendus samedi dernier avec la bonne humeur et le plaisir qui nous caractérisent. Mon Maître avait en tête de me faire vivre de nouvelles choses, et même si je m’en doutais un peu je ne savais pas précisément quoi. Qu’à cela ne tienne, je suis toujours partante. J’étais curieuse, et il faut le dire, excitée.

Il ne me fit pas attendre bien longtemps. Une fois arrivés, les salutations aux autres participants faites, l’échange de quelques mots, quelques nouvelles, et que je me sois changée, mon collier était passé à mon cou et mon Maître préparait le matériel.

Première expérience de la soirée :

Couchée nue à l’exception de mes bas et chaussures sur un chevalet large et arrondi, bras et jambes attachés en l’air à des chaînes, je me trouvais offerte de façon totalement impudique, livrée à son bon vouloir. Il écarta mes grandes lèvres et à l’aide de petites pinces, les attacha ouvertes en les fixant à mes bas, afin que mon sexe reste ouvert. Il alluma deux bougies rouges, et la cire commença à couler sur mon corps.

Commença alors cette fabuleuse et cuisante sensation de brûlure, mi plaisir, mi souffrance, qui éveille en moi une excitation particulière, qui m’emmène dans d’étranges voyages. Sachant cela, mon bien aimé Maître décida de pousser un peu l’expérience en y ajoutant un tout petit mais redoutable vibromasseur. L’effet ne se fit pas attendre. A peine eut-il commencé à le promener sur mon sexe que je commençais à réagir et à gémir. En moins de temps qu’il en faut pour le dire, j’étais secouée par un premier orgasme, suivit immédiatement par deux autres. Pour le coup, en tirant sur les chaines je déplaçais le chevalet… et je suppliais qu’il arrête le vibro avant que je ne m’évanouisse ou perde la raison de plaisir.

Amusé, il arrêta l’accessoire et continua juste avec la cire. Un vrai bonheur. Une fois qu’il eu versé l’équivalent d’une bougie, il arrêta le jeu, pris quelques photos, et commença à m’enlever la cire à l’aide d’un couteau. J’adore également cette sensation. Je fus libérée, puis il enleva encore les dernières gouttes de cire. Il était heureux, cela se voyait dans ses yeux, j’étais aux anges, et cela devait se voir également dans les miens.

Deuxième expérience de la soirée :

La deuxième expérience fut, si je peux dire, plus flippante que la première, mais tout aussi riche. Au premier abord, après m’avoir bandé les yeux, il m’enveloppa la poitrine et les anches dans du cellophane, rien de bien terrible en sois, mais une sensation que je trouvais agréable. Puis il ouvrit un petit trou à l’aide de son couteau pour en faire sortir le bout des seins.

Aïe ! Douleur étrange, comme une brûlure, du côté gauche. Etrange, il ne m’avait pas touchée, pas blessée, et pourtant. Il m’avait bien un peu travaillé les tétons un peu avant à l’aide de petits aimants, mais quand même. Maîtriser la douleur, la peur aussi, celle de ce que l’on ne connait pas, de ce que l’on ne comprend pas.

Enfin les tétons pointèrent hors du cellophane. Il les tortura un instant en les pinçant, soit avec les doigts, soit avec une pincette. Comme ils avaient été précédemment maltraités, ils étaient très sensibles et je me mis à crier. Il savait ce qu’il faisait, j’en étais consciente, il avait envie de lâcher un peu ses démons, qu’à cela ne tienne, une soumise c’est aussi fait pour cela, souffrir pour le plaisir du Maître. Il n’insista pourtant pas sur les seins et se rabattit sur ma gorge, plantant ses dents dans la partie du cou juste sous l’oreille. Douleur intense. Je supporte mal les morsures. Il le sait, c’est un teste d’obéissance, de soumission. Ne pas bouger, ne pas s’échapper, ne pas fuir. Je gémis, je crie. Plusieurs fois il me prend ainsi entre ses dents. Je crie à nouveau mais je ne bouge pas. J’accepte l’épreuve, je reste offerte. Il sait que j »ai les larmes au bord des yeux. Mais j’ai tenu bon, je suis fière de moi. Après cela il m’offrira un autre orgasme. Que recevoir de mieux.

Troisième expérience de la soirée :

La troisième expérience fut tout autre encore. C’était quelque chose qui nous tenait à cœur autant à l’un comme à l’autre, mais pour des raisons différentes. Lui refaire un acte qu’il n’avait pas fait depuis longtemps, qu’il ne pensait pas au départ pouvoir pratiquer sur moi, et moi, vaincre un vieux démon. Le démon en question s’appelle « aiguilles ».

Je me retrouvais donc assise face aux chaînes aux quelles j’étais d’ailleurs liée un peu plus tôt, le haut du corps nu, les bras levés, les mains agrippées aux chaînes. J’attendais calmement la morsure de l’aiguille. Du moment où j’avais accepté l’expérience, je l’assumais, et du fait que je l’assumais, j’étais calme, je n’éprouvais pas de réelle appréhension. La peur pouvait venir après si cela se passait mal, mais je refusais qu’elle s’installe avant d’avoir essayé.

Il désinfecta mon dos avec un spray, c’était froid, ça me chatouillait. J’étais prête, il me dit simplement « j’y vais ». La première aiguille passa « comme du beurre », je n’ai rien sentit. La seconde m’arracha un « aï » mais sans plus. Les suivantes plus ou moins de la même manière entre rien du tout et une piqûre légère. Mon Maître est un artiste et un virtuose. Après la pose des quatorze aiguilles, il les relia d’un ruban rose du plus bel effet, et prit des photos bien méritées, parce que j’avais hâte de voir moi aussi le résultat.

Quatrième expérience de la soirée :

Le fouet. J’adore le fouet. Certain me prendrons pour une folle, mais c’est pour moi un instrument de plaisir et de jouissance, et à propos de cet instrument, j’avais en son temps demandé à mon Maître s’il pouvait essayer sur moi un autre fouet que le sien, plus long, le fouet australien de Maître Hadès. Mon Maître posa la question et les deux hommes se concertèrent.

Tout d’abord il l’essaya dans le vide, histoire de se faire la main, puis les deux chacun leur tour sur mes fesses. Lorsque mon Maître eu l’instrument bien en main il se risqua à une vraie séance de fouet. D’abord avec le sien, plus court et plus rigide, dont j’ai l’habitude, puis sans que je m’en aperçoive avec le fouet australien. J’aurais pourtant du m’en douter, c’était mieux que d’habitude.

La cadence et le rythme étaient parfaits, le toucher à la fois fort et doux. Je sentais mon corps s’habituer aux premières douleurs, aux premiers coups, et lentement lâcher les endorphines. Des petits picotements courraient sur et sous ma peau, la sensation d’abord cuisante devenait démangeaison, appelait à une sensation plus forte, de plus en plus forte, au fur et à mesure que mes fesses s’anesthésiaient. La combinaison de cet appel à plus de sensation et de l’endorphine finit par me pousser à la jouissance, à une forme d’orgasme du corps tout entier, de la peau dans son ensemble et de tout le système nerveux.

Je dois dire que l’expérience d’un tel orgasme n’a rien de commun avec un orgasme sexuel, même s’il est aussi puissant dans l’intensité, peut être même plus. Mais c’est une expérience extraordinaire dont je ne me lasse pas.

Et vivement que mon Maître aie son propre fouet australien, parce que pour faire jouir, c’est génial !

Introspection

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Je suis dans une période d’introspection, d’interrogation et de remise en question, induite par une expérience difficile et douloureuse, une maladie qui m’a porté cet hiver aux portes de la mort.

C’est un cheminement tout à fait normal pour accepter à nouveau de vivre, même et surtout dirais-je pour une soumise.

Cette introspection à donné le texte précédent, celui-ci, et certainement encore un ou plusieurs autres. Elle correspond à la remise en question de ma décision d’être soumise et de quelle manière.

Dans le vécu quotidien et réel il n’y a pas de différence notoire, il n’y en a plus devrais-je dire. Ce qui me prouve que j’étais déjà bien dans ma soumission avant la maladie. Il y a eu durant le mois de janvier un petit flottement, un refus de souffrir normal, et par la même le déclenchement de questions relatives à cela. Grâce au dialogue qui nous lie, mon Maitre et moi, nous avons pu et su décrypter les messages de mon esprit et de mon corps, et lui rendre la juste valeur de la « souffrance » et le chemin du plaisir. Grâce à sa patience j’ai aussi pu sentir si j’avais toujours envie, si j’aimais encore me soumettre. La réponse est oui, plus que jamais. Mais avec ce pétillant, cette malice et cet humour qui me caractérise. Ce sont des traits de caractère qui lui plaisent tout particulièrement, même si par rapport à cela je fais un peu chien dans un jeu de quille dans le milieu SM.

Je donne l’impression d’une soumise insoumise, un peu frondeuse, peut être trop fière pour certains. Tant pis pour eux, tant mieux pour nous.

Il est toute fois apparu une nouvelle question par rapport à cela. Invités par des amis du milieu à une semaine de vacances sur le thème SM ou il était question de vivre selon les règles établies en permanence, il est apparu, ou du moins mon Maitre à pensé, qu’il me serait difficile de me conformer à un code de conduite aussi rigide. Je pense pour ma part que je pourrais le faire, ne serait-ce que pour lui plaire, mais en toute sincérité je ne serais plus tout à fait moi-même. Imaginez, pour ceux qui me connaissent, une Saphir sans fou-rires… sans remarques malicieuses, sans plaisanteries à brule pourpoint…

Ou alors, imaginez une Saphir nature et son Maitre

restant imperturbable à son caractère débridé, au milieu de Doms ayant l’habitude de punir l’effronterie…

Peut être que cela n’a aucune importance, de toute façon la question ne se pose plus pour le moment puisque nous n’avons pas de vacances à la date prévue pour cette semaine d’expérience. Mais qui sait…

Je pense en tout cas que le SM peut être joyeux et ludique. Je ne me vois en tout cas pas le vivre dans la crainte et l’angoisse. Mon bien aimé Maître l’a compris et le vit de la même manière.

Comment je vis la soumission…

La marque du Maître

La marque du Maître

J’aurais pu écrire, comment vivre la soumission ? Mais j’ai eu largement l’occasion de découvrir qu’il y a autant de formes de soumissions qu’il y a de soumises et de pratiques de BDSM.

Donc, pour moi, la soumission est surtout une forme d’abandon, d’offrande à mon partenaire, mon Maître. C’est en quelque sorte un cadeau, je lui offre mon corps, mais pas seulement, mon esprit aussi.

Dans un type de relation comme la nôtre, à savoir de longue durée et avec des sentiments aussi vrais que forts, la soumission est permanente. C’est un état d’obéissance relativement soft en général, puisqu’il vient s’intégrer dans la vie active et familiale, mais qui, par complicité, peut devenir plus fort sur un simple geste ou regard. Une parole, un ordre, et je me retrouve en position de soumission, à la disposition de mon Maître, offerte.

Certains pourraient trouver cela contraignant, mais ma confiance en lui est totale, et notre complicité très forte. Je sais qu’il n’abusera jamais de sa domination, n’ira jamais à contre sens, il y va de la viabilité de notre relation.

Etre soumise, à mon sens, ne signifie pas accepter tout et n’importe quoi, n’importe comment. Je me réserve, et je pense que c’est normal, le droit de dire à tout moment non, cela ne me convient pas, cela ne me correspond pas, j’arrête. Mon Maître le sait, c’est un accord que nous avons passé et qui nous convient.

Autre chose importante qui nous lie, le dialogue. Vital dans l’exercice du BDSM, surtout si l’on cherche à vivre des expériences riches et variées, si l’on désir « aller quelque part », voyager intérieurement au fil des sensations pour y trouver le plaisir. Cela nous permet de dire librement hors séance, ou hors jeux, ce que l’on a aimé, apprécié ou pas, de rectifier les erreurs ou les malentendus.

En ce qui concerne la soumission elle-même, de par mon état et le fait qu’il soit librement consenti, je n’ai jamais contesté les ordres de mon Maître. J’estime ne pas avoir à le faire puisque j’ai choisi de lui obéir. Il serait dans ce cas mal venu de ne pas assumer. J’exécute donc et on en parle en suite.

Certains peuvent penser que je ne suis pas vraiment soumise, en apparence surtout, parce que je me tiens au côté de mon Maître la tête haute, pas assez modeste à leur goût. C’est bien mal me connaître, ou plutôt nous connaître. D’abord il ne souhaite pas me voir ramper à ses pieds, et en suite je porte ma soumission avec fierté, c’est un état dans lequel je me reconnais.

En résumé je dirais que pour moi la soumission est d’abord un acte d’amour, que, expérience faite, je ne pourrais pas me soumettre sans sentiments. C’est aussi un art de vivre, une manière d’être. C’est également une façon d’être libre, de lui laisser le libre arbitre, les décisions, les charges, pour pouvoir me concentrer sur ce qui est vraiment important à mes yeux.


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