

Le Cav’O, haut lieu de soirées BDSM, est un endroit que nous fréquentons régulièrement et je dirais même avec assiduité, mon Maître et moi. Nous y retrouvons des connaissances et des amis, une chaleur et une convivialité qui nous convient particulièrement, et qui est propice à nos jeux.
Nous nous y sommes rendus samedi dernier avec la bonne humeur et le plaisir qui nous caractérisent. Mon Maître avait en tête de me faire vivre de nouvelles choses, et même si je m’en doutais un peu je ne savais pas précisément quoi. Qu’à cela ne tienne, je suis toujours partante. J’étais curieuse, et il faut le dire, excitée.
Il ne me fit pas attendre bien longtemps. Une fois arrivés, les salutations aux autres participants faites, l’échange de quelques mots, quelques nouvelles, et que je me sois changée, mon collier était passé à mon cou et mon Maître préparait le matériel.
Première expérience de la soirée :
Couchée nue à l’exception de mes bas et chaussures sur un chevalet large et arrondi, bras et jambes attachés en l’air à des chaînes, je me trouvais offerte de façon totalement impudique, livrée à son bon vouloir. Il écarta mes grandes lèvres et à l’aide de petites pinces, les attacha ouvertes en les fixant à mes bas, afin que mon sexe reste ouvert. Il alluma deux bougies rouges, et la cire commença à couler sur mon corps.
Commença alors cette fabuleuse et cuisante sensation de brûlure, mi plaisir, mi souffrance, qui éveille en moi une excitation particulière, qui m’emmène dans d’étranges voyages. Sachant cela, mon bien aimé Maître décida de pousser un peu l’expérience en y ajoutant un tout petit mais redoutable vibromasseur. L’effet ne se fit pas attendre. A peine eut-il commencé à le promener sur mon sexe que je commençais à réagir et à gémir. En moins de temps qu’il en faut pour le dire, j’étais secouée par un premier orgasme, suivit immédiatement par deux autres. Pour le coup, en tirant sur les chaines je déplaçais le chevalet… et je suppliais qu’il arrête le vibro avant que je ne m’évanouisse ou perde la raison de plaisir.
Amusé, il arrêta l’accessoire et continua juste avec la cire. Un vrai bonheur. Une fois qu’il eu versé l’équivalent d’une bougie, il arrêta le jeu, pris quelques photos, et commença à m’enlever la cire à l’aide d’un couteau. J’adore également cette sensation. Je fus libérée, puis il enleva encore les dernières gouttes de cire. Il était heureux, cela se voyait dans ses yeux, j’étais aux anges, et cela devait se voir également dans les miens.
Deuxième expérience de la soirée :
La deuxième expérience fut, si je peux dire, plus flippante que la première, mais tout aussi riche. Au premier abord, après m’avoir bandé les yeux, il m’enveloppa la poitrine et les anches dans du cellophane, rien de bien terrible en sois, mais une sensation que je trouvais agréable. Puis il ouvrit un petit trou à l’aide de son couteau pour en faire sortir le bout des seins.
Aïe ! Douleur étrange, comme une brûlure, du côté gauche. Etrange, il ne m’avait pas touchée, pas blessée, et pourtant. Il m’avait bien un peu travaillé les tétons un peu avant à l’aide de petits aimants, mais quand même. Maîtriser la douleur, la peur aussi, celle de ce que l’on ne connait pas, de ce que l’on ne comprend pas.
Enfin les tétons pointèrent hors du cellophane. Il les tortura un instant en les pinçant, soit avec les doigts, soit avec une pincette. Comme ils avaient été précédemment maltraités, ils étaient très sensibles et je me mis à crier. Il savait ce qu’il faisait, j’en étais consciente, il avait envie de lâcher un peu ses démons, qu’à cela ne tienne, une soumise c’est aussi fait pour cela, souffrir pour le plaisir du Maître. Il n’insista pourtant pas sur les seins et se rabattit sur ma gorge, plantant ses dents dans la partie du cou juste sous l’oreille. Douleur intense. Je supporte mal les morsures. Il le sait, c’est un teste d’obéissance, de soumission. Ne pas bouger, ne pas s’échapper, ne pas fuir. Je gémis, je crie. Plusieurs fois il me prend ainsi entre ses dents. Je crie à nouveau mais je ne bouge pas. J’accepte l’épreuve, je reste offerte. Il sait que j »ai les larmes au bord des yeux. Mais j’ai tenu bon, je suis fière de moi. Après cela il m’offrira un autre orgasme. Que recevoir de mieux.
Troisième expérience de la soirée :
La troisième expérience fut tout autre encore. C’était quelque chose qui nous tenait à cœur autant à l’un comme à l’autre, mais pour des raisons différentes. Lui refaire un acte qu’il n’avait pas fait depuis longtemps, qu’il ne pensait pas au départ pouvoir pratiquer sur moi, et moi, vaincre un vieux démon. Le démon en question s’appelle « aiguilles ».
Je me retrouvais donc assise face aux chaînes aux quelles j’étais d’ailleurs liée un peu plus tôt, le haut du corps nu, les bras levés, les mains agrippées aux chaînes. J’attendais calmement la morsure de l’aiguille. Du moment où j’avais accepté l’expérience, je l’assumais, et du fait que je l’assumais, j’étais calme, je n’éprouvais pas de réelle appréhension. La peur pouvait venir après si cela se passait mal, mais je refusais qu’elle s’installe avant d’avoir essayé.
Il désinfecta mon dos avec un spray, c’était froid, ça me chatouillait. J’étais prête, il me dit simplement « j’y vais ». La première aiguille passa « comme du beurre », je n’ai rien sentit. La seconde m’arracha un « aï » mais sans plus. Les suivantes plus ou moins de la même manière entre rien du tout et une piqûre légère. Mon Maître est un artiste et un virtuose. Après la pose des quatorze aiguilles, il les relia d’un ruban rose du plus bel effet, et prit des photos bien méritées, parce que j’avais hâte de voir moi aussi le résultat.
Quatrième expérience de la soirée :
Le fouet. J’adore le fouet. Certain me prendrons pour une folle, mais c’est pour moi un instrument de plaisir et de jouissance, et à propos de cet instrument, j’avais en son temps demandé à mon Maître s’il pouvait essayer sur moi un autre fouet que le sien, plus long, le fouet australien de Maître Hadès. Mon Maître posa la question et les deux hommes se concertèrent.
Tout d’abord il l’essaya dans le vide, histoire de se faire la main, puis les deux chacun leur tour sur mes fesses. Lorsque mon Maître eu l’instrument bien en main il se risqua à une vraie séance de fouet. D’abord avec le sien, plus court et plus rigide, dont j’ai l’habitude, puis sans que je m’en aperçoive avec le fouet australien. J’aurais pourtant du m’en douter, c’était mieux que d’habitude.
La cadence et le rythme étaient parfaits, le toucher à la fois fort et doux. Je sentais mon corps s’habituer aux premières douleurs, aux premiers coups, et lentement lâcher les endorphines. Des petits picotements courraient sur et sous ma peau, la sensation d’abord cuisante devenait démangeaison, appelait à une sensation plus forte, de plus en plus forte, au fur et à mesure que mes fesses s’anesthésiaient. La combinaison de cet appel à plus de sensation et de l’endorphine finit par me pousser à la jouissance, à une forme d’orgasme du corps tout entier, de la peau dans son ensemble et de tout le système nerveux.
Je dois dire que l’expérience d’un tel orgasme n’a rien de commun avec un orgasme sexuel, même s’il est aussi puissant dans l’intensité, peut être même plus. Mais c’est une expérience extraordinaire dont je ne me lasse pas.
Et vivement que mon Maître aie son propre fouet australien, parce que pour faire jouir, c’est génial !


