Il y a en SM des jeux qui ne sont que pure maitrise de soi. Ce sont les jeux que je qualifierais de vraiment masochistes. J’en ai expérimenté quelques uns.
Les aiguilles entre autre. Il n’est pas question là de subspace ou de voyage dans le plaisir, mais bien de maitrise des sensations et de la douleur. Accepter qu’un corps étranger, en l’occurrence une aiguille, vous transperce la peau. Accepter la douleur que cela provoque, et cet étrange viol consenti de la peau, enveloppe physique autant que psychique de soi.
Mais bon, si cela demande de l’acceptation, ce n’est pas la plus douloureuse des expériences SM (selon moi…).
Les pinces c’est déjà autre chose. La douleur peut être modulable, mais elle va être plus durable. Et surtout elle peut se prolonger au-delà du jeu lui-même à cause de la circulation sanguine d’abord coupée, puis rétablie.
Mais dans ce registre les pincettes peuvent être terribles. J’en ai fait récemment l’expérience. Je dirais que pour le moment c’est la pire douleur que j’aie ressenti dans le cadre d’une séance.
Deux pincettes, une devant, une derrière le clitoris. Couchée pas de problème. Mais voilà, j’ai du me relever, et subir d’autres pincettes sur les seins. Un détail si les pincettes du clito ne s’étaient pas trouvées serrée entre mes cuisses (hé oui, je suis un peu ronde). Mon Maître savait cela, il me les a donc enlevées dés la pose des seins terminée. Mais si cela faisait mal avec les pincettes, ce n’était rien à côté de la douleur lorsqu’il a retiré la première. Cela m’a arraché à la fois un cri et des larmes, me faisant suffoquer sous le coup. « Respire » m’a-t-il chuchoté, puis une fois le gros de la douleur passé, « il y a encore une, tu es prête ? » avais-je le choix ? il fallait bien l’enlever aussi. Je fis oui de la tête, et il retira la seconde. Même réaction, peut être pire, mais meilleur maitrise.
Ma récompense, à travers mes larmes son sourire et « je suis fier de toi, tu as bien géré ». Que demander de plus ?…