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Le Maître

bondage privé 10.09 008bondage privé 10.09 001Il est bien là question de mon Maître, de la relation que l’on a, surtout de la façon dont je la vis. Il y a l’homme, le compagnon, le partenaire, mais surtout le Maître.

Il est toujours là, en moi, à chaque instant, dans une appartenance permanente consentie et désirée.

Il donne un sens à ce que je suis, ce que je fais, ce que je vis.

Je pourrais appeler cela simplement de l’amour, mais c’est un peu différent, plus  complet. Cela a plus de relief.

Pour le Maître je vais apporter une attention particulière à mon corps, je vais encore d’avantage me soigner, veiller à avoir la peau douce, le corps soigneusement épilé, le visage radieux. Je vais m’appliquer à faire ce qu’il me demande comme il souhaite que je le fasse.

Pour le Maître je vais essayer d’être toujours souriante et de bonne humeur, patiente et de bonne composition (c’est dans mon tempérament, donc pas très difficile, je l’accorde).

A mon Maître j’appartiens, une manière d’être si subtile que seuls les initiés, les personnes d’une grande sensibilité peuvent percevoir. Pourtant cette appartenance est totale. Il m’a dans le creux de sa main, et seul dans le creux de sa main je me sens bien et en sécurité.

Le Maître est le Maître, est mon Maître, parce qu’au delà de tout ce qui nous uni il sait. Il sait m’emmener, m’emporter au bout de nos voyages, au bout de mes sens, au-delà de la dernière porte.

Les gants magiques

Vendredi soir Maître Râ a fait l’acquisition d’un nouvel outil. Il s’agit d’une très belle paire de gants en cuir noir, qui lui va d’ailleurs vraiment bien. Des gants « qui en jettent » comme on dit.

Mais le must est qu’ils ont la paume cloutée. Sensations garantie.

Caresses brûlantes, griffures, mais aussi les pointes de clous qui pénètrent la peau lorsque l’on appuie.

Mon Maître m’a fait asseoir en face de lui, et s’est mis à me caresser avec son nouveau jouet, caresses douces amères, lui tout proche de moi, m’enveloppant de sa présence, de son attention, de son amour, passant sa main sur mes seins, mes bras, mon dos, grattant, griffant, puis, d’un coup, m’agrippant les seins et plantant les piques dans la chaire tendre et offerte.

J’étais assise les mains sur la tête, mais cette suite de sensations aussi fortes les une que les autres, excitantes et sensuelles, me fit vite perdre pieds. Peu à peu, dans la danse intérieure que nous vivions, je me laissais emporter, balancer, au rythme des caresses. Chaque fois que mon Maître me serrait les seins la douleur, plutôt que de me sortir de mon rêve, m’y plongeait plus encore.

Je lui appartenais, j’étais lovée au creux de sa main, prisonnière heureuse et comblée, retenue par les piques des ses gants.

Peu à peu mes mains s’étaient déliées, passée autour de son cou, le corps ondulant entre ses doigts agiles, offerte, emportée, à la fois si présente et tellement absente.

Mon âme s’est alors envolée, éparpillée sous la voûte de pierre du Cav’O, dans les spasmes de la jouissance.

Un orgasme surprenant, cruel, terrible, merveilleux.

S’en suivit une séance de fouet, sur les seins à nouveau. Une séance forte, dont les bleus et les marques laissées témoignent de l’intensité. Une séance qui, elle aussi m’emporta loin de moi dans un puissant orgasme.

Ce soir là, j’avais besoin de violence, de souffrance, de douleur forte. Cela m’arrive quelques fois, pas toujours d’ailleurs. Maître Râ l’a senti, capté, et m’a une fois de plus emmenée au delà de mes limites.

Merci mon Maître aimé, pour ton attention, ton écoute et ton amour.

En plein air c’est encore mieux

Il y a quelques semaines, je découvrais ma première séance improvisée en plein air.

C’était lors d’un pique-nique, juste mon Maître et moi, en fin de journée. Nous étions seul sur la grande place engazonnée et profitions des derniers rayons de soleil, lorsqu’il eut une idée.

- Attends-moi là, fit-il, un air coquin dans l’œil, je reviens tout de suite.

Je restais donc assise sur la couverture, et le regardais filer en direction de la forêt avoisinante. Il en revint rapidement, muni de branches de noisetier.

Une joie sauvage me saisi au cœur. J’avais immédiatement compris ce qu’il préparait là. S’en suivit une flagellation aux baguettes de noisetier mémorable et efficace où, allongée sur la couverture, je connu mes premiers émois et orgasme en plein air.

Ce week end dernier, lors d’une promenade en forêt, je connu une seconde expérience du même type, mais pourtant très différente, ne serrait-ce que dans les sensations.

Imaginez une grande forêt, en fin d’après-midi, en automne, alors qu’il commence à faire froid. Nous somme sur un petit chemin, et soudain mon Maître part dans les fourrés et s’enfonce dans le sous-bois.

Je demande :

- Que fais-tu ?

- Je cherche un gros arbre.

Il y en a plein, et je le vois passer de l’un à l’autre, alors que j’attends toujours sur le chemin.

- Qu’est-ce que tu fais, me lance-t-il. Tu viens ?

Je rapplique, je commence à comprendre. Il avait cueilli un peu plus tôt un baguette de noisetier (encore), mais juste une, et nous avions plaisanté sur son utilisation, il m’avait un peu taquiné les fesses par dessus ma jupe, puis en dessous, mais sans aller plus loin, nous avions poursuivit notre balade sans autre.

Me voilà à choisir avec lui un tronc approprié pour m’appuyer contre. Je trouve mon bonheur au pied d’un grand sapin et l’étreints, jupe relevée, jambes et fesses nues et offertes.

Je sens sur ma peau le vent froid qui me donne la chaire de poule, mais les premiers coups de baguette viennent contré la brise.

La baguette a encore des feuilles, et donc les coups sont plutôt doux. Doux mais efficaces. Cela me réchauffe, me détend, m’emporte doucement. J’oublie peu à peu l’écorce rugueuse de l’arbre, la position peu confortable, et le froid. Puis les coups s’arrêtent, le temps de quelques caresses, le temps de ressentir à nouveau le vent. Je frissonne. Mon Maître le sait, il sait comment me faire monter puis redescendre, pour mieux remonter en suite. Il reprend la flagellation, monte, donne de la force. La branche se dénude, elle devient plus cinglante, j’aime cette sensation, je vibre en moi, je demande « plus fort ». Je sens mon Maître y mettre plus d’énergie, juste assez pour ne pas briser la baguette (du moins c’est l’impression que j’ai). Je me sens envahie d’une intense chaleur, je suis moite, voir je transpire, et cette sensation vient contrer le froid extérieur. Ma peau offerte se bat entre le froid et le chaud alors que mon épiderme tout entier fourmille de plaisir. « Plus fort ». La branchette résiste et me porte au delà de moi-même, au delà de la forêt, au delà de tout, dans un râle de bonheur et de jouissance. Tout vacille, et l’espace d’un instant je crois tomber sur le parterre de feuille, mais je reste accrochée à mon arbre comme à une bouée de sauvetage.

Mon Maître m’enlace, et je sens son plaisir, son désir, sa satisfaction.

Un peu plus tard il me montre la baguette. Il était temps que je vienne, car il n’en reste presque plus rien, elle est complètement détruite.


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