Il y a quelques semaines, je découvrais ma première séance improvisée en plein air.
C’était lors d’un pique-nique, juste mon Maître et moi, en fin de journée. Nous étions seul sur la grande place engazonnée et profitions des derniers rayons de soleil, lorsqu’il eut une idée.
- Attends-moi là, fit-il, un air coquin dans l’œil, je reviens tout de suite.
Je restais donc assise sur la couverture, et le regardais filer en direction de la forêt avoisinante. Il en revint rapidement, muni de branches de noisetier.
Une joie sauvage me saisi au cœur. J’avais immédiatement compris ce qu’il préparait là. S’en suivit une flagellation aux baguettes de noisetier mémorable et efficace où, allongée sur la couverture, je connu mes premiers émois et orgasme en plein air.
Ce week end dernier, lors d’une promenade en forêt, je connu une seconde expérience du même type, mais pourtant très différente, ne serrait-ce que dans les sensations.
Imaginez une grande forêt, en fin d’après-midi, en automne, alors qu’il commence à faire froid. Nous somme sur un petit chemin, et soudain mon Maître part dans les fourrés et s’enfonce dans le sous-bois.
Je demande :
- Que fais-tu ?
- Je cherche un gros arbre.
Il y en a plein, et je le vois passer de l’un à l’autre, alors que j’attends toujours sur le chemin.
- Qu’est-ce que tu fais, me lance-t-il. Tu viens ?
Je rapplique, je commence à comprendre. Il avait cueilli un peu plus tôt un baguette de noisetier (encore), mais juste une, et nous avions plaisanté sur son utilisation, il m’avait un peu taquiné les fesses par dessus ma jupe, puis en dessous, mais sans aller plus loin, nous avions poursuivit notre balade sans autre.
Me voilà à choisir avec lui un tronc approprié pour m’appuyer contre. Je trouve mon bonheur au pied d’un grand sapin et l’étreints, jupe relevée, jambes et fesses nues et offertes.
Je sens sur ma peau le vent froid qui me donne la chaire de poule, mais les premiers coups de baguette viennent contré la brise.
La baguette a encore des feuilles, et donc les coups sont plutôt doux. Doux mais efficaces. Cela me réchauffe, me détend, m’emporte doucement. J’oublie peu à peu l’écorce rugueuse de l’arbre, la position peu confortable, et le froid. Puis les coups s’arrêtent, le temps de quelques caresses, le temps de ressentir à nouveau le vent. Je frissonne. Mon Maître le sait, il sait comment me faire monter puis redescendre, pour mieux remonter en suite. Il reprend la flagellation, monte, donne de la force. La branche se dénude, elle devient plus cinglante, j’aime cette sensation, je vibre en moi, je demande « plus fort ». Je sens mon Maître y mettre plus d’énergie, juste assez pour ne pas briser la baguette (du moins c’est l’impression que j’ai). Je me sens envahie d’une intense chaleur, je suis moite, voir je transpire, et cette sensation vient contrer le froid extérieur. Ma peau offerte se bat entre le froid et le chaud alors que mon épiderme tout entier fourmille de plaisir. « Plus fort ». La branchette résiste et me porte au delà de moi-même, au delà de la forêt, au delà de tout, dans un râle de bonheur et de jouissance. Tout vacille, et l’espace d’un instant je crois tomber sur le parterre de feuille, mais je reste accrochée à mon arbre comme à une bouée de sauvetage.
Mon Maître m’enlace, et je sens son plaisir, son désir, sa satisfaction.
Un peu plus tard il me montre la baguette. Il était temps que je vienne, car il n’en reste presque plus rien, elle est complètement détruite.
