
Il est bien là question de mon Maître, de la relation que l’on a, surtout de la façon dont je la vis. Il y a l’homme, le compagnon, le partenaire, mais surtout le Maître.
Il est toujours là, en moi, à chaque instant, dans une appartenance permanente consentie et désirée.
Il donne un sens à ce que je suis, ce que je fais, ce que je vis.
Je pourrais appeler cela simplement de l’amour, mais c’est un peu différent, plus complet. Cela a plus de relief.
Pour le Maître je vais apporter une attention particulière à mon corps, je vais encore d’avantage me soigner, veiller à avoir la peau douce, le corps soigneusement épilé, le visage radieux. Je vais m’appliquer à faire ce qu’il me demande comme il souhaite que je le fasse.
Pour le Maître je vais essayer d’être toujours souriante et de bonne humeur, patiente et de bonne composition (c’est dans mon tempérament, donc pas très difficile, je l’accorde).
A mon Maître j’appartiens, une manière d’être si subtile que seuls les initiés, les personnes d’une grande sensibilité peuvent percevoir. Pourtant cette appartenance est totale. Il m’a dans le creux de sa main, et seul dans le creux de sa main je me sens bien et en sécurité.
Le Maître est le Maître, est mon Maître, parce qu’au delà de tout ce qui nous uni il sait. Il sait m’emmener, m’emporter au bout de nos voyages, au bout de mes sens, au-delà de la dernière porte.
