Cette soirée du 5 décembre au Cav’O est pour nous la trentième. Il faut fêter cela dignement. Pour marquer le coup, Maître Râ choisit de me punaiser ses initiales sur les fesses.
Certes je m’y attends un peu lorsque prenant un verre, il me dit que c’est pour y mettre de l’alcool (sous entendu alcool désinfectant). C’est une expérience que je souhaite faire depuis un certain temps, mais au pied du mur, je dois avouer que j’ai une petite appréhension.
Mais bon, j’ai une grande confiance en mon Maître, donc je me laisse aller, concentrée à rester calme et détendue. D’ailleurs cette confiance se montre tout à fait justifiée puis que, comme je le pense, il « prépare » fort bien la place.
Un peu de fessée, de martinet, la pose du rosebud, encore de la fessée, de la cravache, jusqu’à ce que les fesses soient bien rouges, chaudes, et que les premières endorphines arrivent.
Durant ce « préchauffage », il a préparé les punaises en les trempant dans l’alcool. Même si j’ai la tête tournée dans l’autre sens et les yeux clos, je le sais, je l’ai senti. Je m’efforce de rester calme et détendue. J’ai en tête l’expérience des aiguilles, qui s’étaient particulièrement bien passée, je veux que ce soit pareil.
Je sent enfin les trois petites aiguilles de la première punaise se poser sur ma fesse droite, posée délicatement, et attendant le coup de cravache qui l’enfoncera dans la chaire.
Un claquement sec, brutal, un second, puis plus rien. La punaise est là, bien enfoncée, je la sens, mais déjà la douleur n’existe plus. Je n’ai senti que le coup de cravache et rien d’autre, il est suffisamment fort pour cacher la douleur de la punaise qui s’enfonce.
Je suis soulagée. Maître Râ vient me demander comment cela se passe et si je veux continuer. Je le rassure, tout se passe bien et oui, bien sûr que je veux continuer.
Une après l’autre les punaises viennent former un R et si certaines sont plus douloureuses à mettre en place que d’autres, pour moi cela reste supportable et gérable. L’expérience me plait, elle est forte et intéressante, et lorsque mon Maître me propose de continuer sur l’autre fesse j’accepte avec plaisir. Naît alors le M de Maître Râ.
Je suis fière. Mais je n’ai encore rien vu.
Mon Maître arrive avec le spray d’alcool et en gicle sur les lettres. Horreur et putréfaction ! La brûlure me surprend, cuisante.
Puis, après une série de photos qui m’ont laissé reprendre mon souffle, une énorme claque s’abat sur mon fessier endolori.
Magnifique, magistral. La sensation et extraordinaire. J’en redemande à la surprise de mon Maître, et c’est avec un certain plaisir qu’il s’exécute. Je ne saurais décrire cette sensation, je n’ai pas de mots pour cela. Mais je la comparerais à une piqûre de moustique que l’on gratte pour se soulager, en mille fois plus fort.
Puis, enfin, il décide de m’enlever les punaises. Une à une elles retournent dans le verre d’alcool. Certaine partent facilement, d’autres s’accrochent et m’arrachent un cri de douleur. Encore un peu de désinfectant, et une bonne brûlure au passage, puis un peu de calme.
De courte durée le calme.
Le martinet s’abat sur ma croupe, celui en cuir, bien hard. Je sursaute. La douleur est intense et ne me laisse aucun répit. C’est calculé, j’en suis certaine, mais sur le moment c’est surtout très douloureux et rien d’autre. Je m’accroche. Mon Maître me propose de lui dire quand je souhaite changer d’instrument. J’ai compris où il veut en venir et je ne tarde pas à lui demander le fouet.
Je m’abandonne enfin au rythme régulier des coups, plats et secs, moins forts et rageurs que le martinet. Le fouet me berce. Il m’emporte, m’emmène. Je quitte cette réalité pour entrer dans un autre monde et me laisse aller. La réponse, ou la récompense ne tarde pas, car je me trouve rapidement submergée par un long orgasme.

Punaise!

Le lendemain