2 mai 2010
Je crois avoir déjà, à l’occasion, parlé de ma vision de l’appartenance, et de mon collier.
Mais quelque fois les choses évoluent. Pour moi par exemple, mon appartenance est devenue plus forte, plus totale. Je pense qu’elle va continuer d’évoluer dans ce sens d’ailleurs.
Par rapport à cela, mon collier, que j’ai toujours porté avec fierté, a pris une importance plus forte lui aussi. Il n’est plus simplement le symbole de mon appartenance dans le jeu, mais de cette appartenance totale, même hors du jeu. Il est aussi le symbole de la confiance et de l’amour que je porte à mon Maître. Même lorsque qu’il me l’enlève, lorsque je ne le porte plus, je sais qu’il est là, qu’il existe, qu’il m’attend.
2 mai 2010
Depuis que je fais du SM j’ai découvert divers degrés de jouissance.
La jouissance sexuelle, que je connais depuis longtemps (heureusement pour moi). Mais aussi divers formes de jouissances masochistes, jouissances de sensations, jouissances épidermiques.
Elles n’ont en fin de compte, à mes yeux, pas grand-chose à voir avec la jouissance sexuelle. Elles ont plus de relief, de profondeur, de couleur. Ce serait comparer un tableau ordinaire et un tableau en 3D. Ou mieux encore, une photo de paysage et le paysage lui-même. Rien à voir.
Et encore… je n’ai pas de mots pour décrire les différences, celles entre jouir de la cire, de vaincre la douleur des pincettes, de partir dans un orgasme à la fessée, au martinet, ou au fouet, qui sont tous différent.
Il y a un éventail de plaisir, et de manières de vivre le plaisir dont les limites ne sont que nos propres limites. Chaque fois que je recule une de mes limites, je m’ouvre une nouvelle voie vers un nouveau plaisir.
Vous comprendrez qu’une âme exploratrice comme la mienne trouve dans le SM de quoi approfondir sans fin mes frontières les plus reculées.
2 mai 2010
Pour la seconde fois mon Maître m’a fait un corset d’aiguilles. Comme la première fois ce fut un grand moment.
Une expérience de maîtrise de soi.
Garder son calme face à la douleur (sincèrement j’ai connu pire), contrôler sa respiration, rester parfaitement calme et détendue.
Il est très important de rester détendu, il est bien moins douloureux de se faire piquer dans une peau tendre que dans une peau dure (sourire).
Là, en fin de compte, est tout le défi. Une fois les aiguilles plantées on ne les sens presque plus.
Pour moi c’est chaque fois comme une sorte de victoire. Victoire sur mes peurs viscérales, sur des angoisses imaginaires. Un retour à une réalité à fleur de peau. Se dire que ce n’est pas si terrible, que c’est même beau.
Les aiguilles c’est se lancer un défi à soi-même, le gagner et en être fière.