

Samedi dernier, j’ai eu l’occasion de vivre une soirée unique à la Fetishhalle, véritable caverne d’Ali Baba pour les fondus de BDSM.
Mon Maître m’a choyée avec une suite de sensations et de plaisirs pimentés, chaleureux et piquants, un vrai bonheur.
En petit comité dans une salle ou l’espace n’est pas un vain mot, nous avons pu nous « éclater » comme nous l’aimons, sous le regard discret et amusé de Paul, le Maître des lieux.
En cadeau et pour ressentir encore la force de ce qui m’a fait vibrer cette nuit-là, quelques photos où les voyages vécu semblent s’être fixés sur l’image.
Merci Maître pour toute cette magie, pour cette balade dans notre paradis secret, et la douce sensation de calme et de légèreté qui s’en suit durant plusieurs jours…



Archives de : novembre 2011
Soirée à la Fetishhalle
Suspension inversée
Nous avons, pour la quatrième fois, tenté une suspension inversée.
C’est un exercice qui peut paraître simple, mais avec une personne de mon âge et de ma corpulence, ce n’est pas évident. Toutefois, c’est le genre de suspension que j’adore.
Donc Maître Râ m’a fait ce plaisir, tout en essayant une nouvelle version.
Ce fut somme toute facile. Peut-être parce que j’ai perdu pas mal de poids, peut-être parce que la pratique aide, mais je pense surtout parce que ce système-là est plus simple.
Là n’est pas la question. Pour moi ce qui est intéressent est de me retrouver la tête en bas, pendue par les pieds, avec cette impression que tout mon corps se détend sous l’influence d’une apesanteur inversée. Sensation stressante la première fois, agréable lorsque l’on s’y habitue. Chaque mouvement est différent, d’autres muscles sont sollicités, et j’ai l’impression d’être une autre personne. Je me réjouis de pouvoir tenir dans cette position suffisamment longtemps pour pouvoir « jouer ». D’autres découvertes et sensations s’ouvrent à moi.
La cagoule
Maître Râ c’est fait l’acquéreur d’une magnifique cagoule, spécialement étudiée pour l’isolement. Ne rien voir, ne rien entendre, ne plus pouvoir parler.
Moi qui suis une grande claustrophobe, il a su si bien m’apprivoiser durant nos quatre années de BDSM, que lorsque je l’ai vue, je n’ai eu qu’une envie, l’essayer.
Il me l’a donc enfilée, avec moultes précautions, très tranquillement, et petit à petit je me suis isolée dans ce fourreau. J’avais pour consigne de faire un geste de la main si la panique me prenait. Elle n’est pas venue. Juste du plaisir.
Seul deux petits trous sous le nez me permettaient de respirer, largement en étant tranquille, mais je sentais bien qu’ils ne suffiraient pas en cas d’agitation. Cela avait un côté excitant. Je me concentrais sur mon souffle, alors que peu à peu, au fur et à mesure que mon Maître fermais les lanières de la cagoule, les bruits devenaient plus feutrés et la nuit plus sombre. Lorsque je fus totalement prisonnière, j’avais les yeux hermétiquement clos, tout comme la bouche, je n’entendais plus les bruits ambiants, et la voix de mon Maître beaucoup plus faiblement.
J’ai aimé cette sensation. Je me sentais en paix, avec une pointe d’excitation de par la dépendance que cela engendre. Mais du fait de la confiance que j’ai en mon Maître, je n’ai ressenti ni crainte, ni angoisse.
Je me réjouis de la porter à nouveau, en situation cette fois-là. Sensations garanties.
