Archives de : décembre 2011

La recette du shibari cake

Pour un shibari réussi, enfin comme je l’aime, prenez :
Un Maître inspiré,
Un modèle ou une soumise prête à l’abandon,
Plusieurs cordes de jute,
Un zeste de sensualité,
Une pincée de désir,
Une cuillère à café de force,
Une juste mesure de tendresse,
Une égale proportion de sadisme.

Prenez la première corde de jute avec une égale dose de force et de sensualité. Commencez à attacher votre modèle en y ajoutant de temps à autre une pincée de désir, de tendresse, et de sadisme. Mélanger lentement en ajoutant les cordes les unes après les autres, sans se presser sous peine de sortir de la recette. Faites en sorte que votre mélange apporte au modèle, un soupçon de peur, de stress, une dose correcte de plaisir, de désir, pour arriver en fin de préparation à un orgasme le plus long et intense possible. Cette dernière étape étant la garantie d’une préparation réussie.
Bonne dégustation !
Merci Maître Râ de m’avoir fait gouter à cette merveilleuse recette.

Le shibari pratiqué avec l’esprit japonais

Mon Maître est un passionné de shibari, et sa quête va, en ce moment, vers un art pur, au plus proche de l’esprit japonais. Comme il va toujours au plus profond de ses recherches, il passe des heures à regarder des vidéos et des tutoriels sur le sujet. Mais surtout, il a compris que la technique seule ne suffit pas, et essaye de s’imprégner de cet esprit particulier, de cette sensualité, et de la force qui se dégage de cet art. Cette façon enveloppante, caressante ou brutale, de le pratiquer.
Bien entendu, pour y arriver, il faut pratiquer, et encore pratiquer. Et pour l’accompagner dans ce voyage, je m’imprègne moi aussi, de l’esprit de la japonaise et de sa sensualité si différente de la nôtre.
Fermer les yeux, être une autre, imaginer sa pudeur, et la sensation que lui procure le fait d’être attachée.
La contrainte d’abord, une humiliation excitante. Et puis les cordes qui m’enveloppent en même temps que les mains, les bras, de mon Maître. Je suis sa prisonnière, en même temps l’objet de son désir. Un désir d’attacher, de capturer, d’habiller de corde. Et puis, d’un geste qui me fait frémir, il ouvre un vêtement, me déshabille un peu, découvre malgré moi une partie de ma peau. Contrainte et plaisir. Mon esprit ne m’appartient déjà plus. Je suis cette femme d’un autre continent, qui n’a plus le choix de ce qu’on lui fait subir.
Je ne suis plus studieusement le parcours des cordes pour comprendre. Je me laisse emporter par elles dans cet ailleurs fait se sensations, de douceur, de craintes, d’une forme de sensuelle brutalité. Abandon, voyage, yeux mi-clos dans un mouvement de vagues. Il m’écarte les jambes, je ne peux me défiler, mais sans vraiment résister, je ne me laisse pas totalement faire, pour sentir la contrainte. Il me serre dans ses bras, je me sens doublement enlacée. Il me tient, m’aime et me bouscule. Je me sens victime abandonnée, et j’aime ça. L’excitation monte, et suis la voie qu’il m’impose. Et je ne suis pas loin de vivre un orgasme seulement généré par les cordes et le jeu.
Je sais que je vais vivre encore de nombreuses heures de ce bonheur de jute ou de chanvre, de complicité totale et d’harmonie avec mon Maître. Que de bonheur en perspective…


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