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Etrange transformation

Je viens de vivre deux subspaces ou deux « voyages » très spéciaux.
Il est évident que je vais de plus en plus loin dans mes ressentis en cours de séance. Mes voyages comme je dis. Il est évident que c’est progressif, et que d’une certaine façon je le vis comme une quête.
Mais cela prend un nouveau tournant, un peu différent, dans lequel je vais encore plus profondément en moi, libérant des sentiments ou des instincts que je n’avais que supposé avoir jusque-là.
La première fois, à la Fetish Halle, attachée à une cage dont le bruit m’excitait sans le moindre doute, me voilà, sous la main de mon Maître, devenir fauve rugissante et prête à mordre, pleine d’une rage féroce.
Une tigresse, une léopard ou une panthère, à apprivoiser, à dompter. Caresses et rigueur, force et volonté, et surtout beaucoup d’attention de la part de mon Maître, pour que « la féline » rende les armes à ses pieds.
Étrange et agréable combat intérieur, aux multiples couleurs et sensations. A revivre, passionnément.

L’autre expérience fut celle d’un shibari semi-suspendu, tendre et sensuel, dans une force contenue et maîtrisée. Là aussi voyage intérieur, mais pas seulement, car partagé par Maître Râ, vécu et ressenti à deux, différemment certes pour chacun de nous, mais intense assurément.
Pour ma part, une sorte d’ivresse de l’esprit, qui tangue et fait danser mon corps dans les cordes. Cordes dont je sens le contacte de façon exacerbée, dont le moindre frôlement me fait frémir, gémir, réagir. Excitation délicate, suggestion du souffle, des gestes, de la matière. Et puis, sur ma jambe droite, ce karada étonnant qui me fait une sensation de picotement délicat, et qui, lorsqu’il s’enlève doucement me fait comme de l’eau qui ruissèle. Délicieux. Je tombe, doucement, dans ce dédale de sensations, je me laisse emporter par cette étrange ivresse, et mon corps abandonné dans les bras de mon Maître est à sa merci, celle même de choir réellement car mes jambes ne me portent pratiquement plus et la suspension est défaite.
La danse se termine au sol, moite, absente et pourtant tellement proche de LUI, assis près de moi, visiblement imprégné de ce qui vient de se passer.
Comme pour la précédente expérience, je n’attends que d’y retourner, de la revivre et peut être d’aller encore plus loin…
Maître adoré… comment pourrait-il en être autrement.

Voyage

L’abandon et le voyage au travers du shibari…

La possession du Maître…

Juste magique!


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