J’écrivais l’autre jour sur certains de mes souvenirs romantiques qui remontaient à la période pré-BDSM. Cela m’a poussée à chercher les moments qui m’ont touchée depuis que je pratique cet art.
Il est bien évident qu’une femme de ma sensibilité et de mon romantisme ne peut qu’avoir connu de tels moments, surtout avec un Maître tel que le mien. Même s’il ne l’est pas particulièrement lui-même. Quoi que… Romantique peut-être pas, mais gentlemen certainement. Un homme qui vous tient la portière, qui vous aide à mettre votre manteau, ou qui vous ouvre la porte, ne peut, à un moment ou un autre, que vous offrir un tendre moment de romantisme. Et en ce qui me concerne, il m’en a offert beaucoup. Il y en a eu, il y en aura certainement encore. Je vous passerais donc les merveilleux couchers de soleil, y tout, pour vous livrer ceux encore plus touchant du BDSM.
Car pour moi, quoi de plus romantique que l’appartenance. Être à genoux devant son maître, lui offrir en toute humilité sa personne, ou lui baiser les pieds pour le remercier, avec au fond de sois cette vibration de bonheur, voir son regard se plonger dans le mien et en prendre possession, ces images, ce vécu est le plus fortement romantique de ce que la vie peut m’offrir.
Sentir ses bras m’entourer avec cette force possessive ou contenue qui me donne l’impression d’exister pour lui, oui, c’est aussi cela, ma vision du romantisme. M’assoir au sol près de lui, et poser ma tête sur ses genoux, pleine de gratitude, est le moment le plus doux qu’il puisse être, hors du temps et de la vie.
Je me souviens de notre premier anniversaire, où nous avons laissé couler des larmes d’émotion en échangeant nos vœux de poursuivre notre relation, et le suivant également. Que de force, que de conviction, que d’amour dans cet instant-là.
Oui, le BDSM peut vraiment offrir des moments très romantiques qui valent largement ceux, plus courants, de la vie vanille. J’espère en vivre encore beaucoup d’autres auprès de mon Maître adoré.
Archives de : février 2012
Romantisme et BDSM
Première expérience de masque à gaz
Que pourrais-je dire si ce n’est wouaw ! Vraiment étonnant. Vraiment surprenant.
Je m’étais imaginé bien des choses à propos de cet objet. Il est vrai que j’en avais un peu peur, claustrophobe comme je suis. Mais depuis quelques temps, je dois avouer, et certainement grâce à Maître Râ, je le suis moins.
J’avais eu à en essayer lors de cours de protection civile, mais rien à voir, je dois dire.
Le temps est passé, l’eau sous les ponts aussi. Et j’ai changé, indiscutablement.
Le model de masque à gaz est russe. Bien enveloppant, bien étanche. La première chose qui m’a touchée est l’odeur. Cette odeur de caoutchouc qui rend malade certain, et qui moi, m’a excitée. J’aime cette odeur, elle a quelque chose de spécial qui m’imprègne jusqu’au cerveau.
Et puis le bruit, celui étouffé de la respiration, totalement surréaliste pour un esprit comme le mien.
Mon Maître m’observait avec la plus grande attention, curieux peut être lui aussi, de voir ce que j’allais vivre, inquiet certainement des réactions que je pourrais avoir.
Tout c’est bien passé. Mieux que ça même, puisqu’encouragé par mon calme, Maître Râ c’est aventuré sur le terrain du contrôle de la respiration. J’ai adoré !
Il a tout d’abord obstrué l’ouverture, m’obligeant à contrôler la suffocation. Puis, un peu plus tard, il m’a fait respirer dans un sac plastique. Impressionnante la sensation. Tout d’abord je me suis sentie de plus en plus détendue, mes muscles se relâchaient, puis un léger vertige, la tête qui tourne et une sensation de bien-être. Envie de fermer les yeux et de se laisser aller… je ne sais où.
Mon Maître a enlevé le sac, et je suis immédiatement revenue à mon état normal. Je comprends mieux maintenant la jouissance que le co2 peut provoquer. C’est une expérience que j’ai vraiment envie de revivre.
Un peu plus loin dans le jeu, mon Maître a renouvelé l’obturation de l’ouverture, mais en m’insufflant l’air de sa propre alène. Là aussi, expérience forte pour moi. C’était comme s’il faisait passer la vie de lui à moi. Comme sentiment d’appartenance il est difficile de faire plus fort. C’était un peu comme s’il entrait en moi.
Je vibre encore de tout cela. Je porte encore en moi cette sensation, ces sensations devrais-je dire. Et je sais que cela va durer jusqu’à la prochaine séance.
Pour ce que vous m’avez fait vivre, Maître, je suis à vos pieds, plus à vous que jamais.
La violette
Oh combien j’en avais envie ! Ah oui. Mais je n’en parlais plus trop, je la gardais dans un petit coin de mon esprit.
Et puis voilà. Après m’avoir savamment attachée, mon Maître l’a sortie de sa mallette.
Sous la plante des pieds, oh oui ! J’adore. J’ai la plante des pieds d’une sensibilité intéressante, presque une zone érogène. Alors lorsqu’il se mit à la travaillé j’étais en plein délice. Et puis les jambes, entre caresse et brûlure. Les fesses, d’autres sensations encore, comme un découpage au scalpel, fascinante. Le bas du dos, des dessins à la pointe de feu, une sensation de cautérisation, que du bonheur. Et le feu d’artifice, l’entre jambe, le vagin, l’anus, mais surtout le clitoris, qui me foudroya avec un orgasme si violent et immédiat, qu’il me laissa en pleine stupéfaction.
C’est vrai, je le pense bien, la violette laisse l’officiant un peu frustré parce qu’il participe de loin à ce qu’il fait, mais je prends ce moment de plaisir comme un pur cadeau, et là encore, une infinité de merci, mon Maître, pour ce que vous m’avez offert.
Je ne suis que reconnaissance, humblement à vos pieds,
Votre dévouée Saphir
Jouissance
Le plaisir et la jouissance sont choses variables et changeantes, quelques fois pour les autres, toujours pour moi. Selon le vécu, les fantasmes, lorsqu’ils ont été consommés, changent ou disparaissent.
Les choses qui m’excitaient il y a quelques années ou même quelques mois, ne sont plus les mêmes qu’aujourd’hui. Et quelque fois la difficulté est de chercher ce qui a changé et où se trouve le nouveau plaisir, la chose qui va faire renaître l’excitation ou le désir.
C’est souvent par hasard, au détour d’un jeu, que cela arrive. D’où le besoin d’un jeu varié et renouvelé. En cinq ans, je peux dire d’ailleurs que les choses ont bien changé, et grandement évolué.
Ceci pour dire qu’au détour d’un moment d’abandon et de plaisir, j’ai pu constater qu’une certaine forme d’étouffement m’excitait, et même beaucoup. Il est vrai que dans le plaisir, certains plaisir en tout cas (ceux de la table) j’avais eu l’occasion de constater une augmentation de sécrétions buccales et nasales. J’y étais habituée. Mais voilà que ceux du sexe commencent à me faire le même effet. Me voilà donc en pleine fellation, bavant du nez et de la bouche comme un animal, m’étouffant presque, et sans la moindre honte, au contraire.
Je me suis d’ailleurs vite rendu compte que je mouillais de partout, le corps moite, l’entrecuisse je ne vous en parle pas, et même les paupières trempées. Cet état confine à une forme de bestialité qui remonte du tréfonds de moi-même, dans laquelle cet étranglement d’un sexe enfoncé jusqu’au fond de la glotte et qui m’empêche de respirer, Le nez qui coule et m’empêche de souffler, tout cela m’excite profondément, savoir que mon partenaire le sait et le fait en connaissance de cause, que ça l’excite également, fait un tout sauvage et primaire. Mourir de tes mains, ou presque. Tu es le maître de mon souffle.
Dans le même registre mais plus subtile, dans le kinbaku, quand il me passe la main sur la gorge, ou la corde, et qu’il sent ma vie sous ses doigts, qu’il appuie, m’étrangle délicatement, et pourrait si facilement me l’enlever. Il se contente là aussi de jouer avec mon souffle, avec une forme de délectation dans le regard, et moi dans l’abandon.
« Je t’offre ma vie, elle t’appartient »
Et là mon corps vibre, et je pourrais me laisser mourir. Je ne suis que désir et que plaisir dans ces instants-là.
Il n’y a pas si longtemps cela n’aurait été qu’angoisse, et voilà que c’est tout le contraire. Voici toute l’ambiguïté de ma personnalité, mue par mon imaginaire et ma curiosité. Rien n’est jamais vraiment fermé, tout reste toujours possible.
Merci Maître Râ d’oser m’explorer.
