Que pourrais-je dire si ce n’est wouaw ! Vraiment étonnant. Vraiment surprenant.
Je m’étais imaginé bien des choses à propos de cet objet. Il est vrai que j’en avais un peu peur, claustrophobe comme je suis. Mais depuis quelques temps, je dois avouer, et certainement grâce à Maître Râ, je le suis moins.
J’avais eu à en essayer lors de cours de protection civile, mais rien à voir, je dois dire.
Le temps est passé, l’eau sous les ponts aussi. Et j’ai changé, indiscutablement.
Le model de masque à gaz est russe. Bien enveloppant, bien étanche. La première chose qui m’a touchée est l’odeur. Cette odeur de caoutchouc qui rend malade certain, et qui moi, m’a excitée. J’aime cette odeur, elle a quelque chose de spécial qui m’imprègne jusqu’au cerveau.
Et puis le bruit, celui étouffé de la respiration, totalement surréaliste pour un esprit comme le mien.
Mon Maître m’observait avec la plus grande attention, curieux peut être lui aussi, de voir ce que j’allais vivre, inquiet certainement des réactions que je pourrais avoir.
Tout c’est bien passé. Mieux que ça même, puisqu’encouragé par mon calme, Maître Râ c’est aventuré sur le terrain du contrôle de la respiration. J’ai adoré !
Il a tout d’abord obstrué l’ouverture, m’obligeant à contrôler la suffocation. Puis, un peu plus tard, il m’a fait respirer dans un sac plastique. Impressionnante la sensation. Tout d’abord je me suis sentie de plus en plus détendue, mes muscles se relâchaient, puis un léger vertige, la tête qui tourne et une sensation de bien-être. Envie de fermer les yeux et de se laisser aller… je ne sais où.
Mon Maître a enlevé le sac, et je suis immédiatement revenue à mon état normal. Je comprends mieux maintenant la jouissance que le co2 peut provoquer. C’est une expérience que j’ai vraiment envie de revivre.
Un peu plus loin dans le jeu, mon Maître a renouvelé l’obturation de l’ouverture, mais en m’insufflant l’air de sa propre alène. Là aussi, expérience forte pour moi. C’était comme s’il faisait passer la vie de lui à moi. Comme sentiment d’appartenance il est difficile de faire plus fort. C’était un peu comme s’il entrait en moi.
Je vibre encore de tout cela. Je porte encore en moi cette sensation, ces sensations devrais-je dire. Et je sais que cela va durer jusqu’à la prochaine séance.
Pour ce que vous m’avez fait vivre, Maître, je suis à vos pieds, plus à vous que jamais.
