Dominer, tant pour une femme que pour un homme, et si on veut le faire vraiment, n’est de loin pas ne chose anodine.
On ne peut se permettre d’être distrait et de faire les choses à la légère. Car la personne qui offre son corps, et quelques fois sa vie, mérite le respect et l’attention totale de son officiant.
Je pense qu’il est de la responsabilité du Dominant d’être à l’écoute de son (sa) soumis(e), de faire en sorte que le plaisir soit partagé, ceci en toute sécurité.
J’ai trop vu de Dom souvent imbu d’eux-mêmes, égoïstes, et tournés vers leur seul plaisir. Trop vu de soumises frustrées, inquiètes (cela peut faire partie du jeu, mais dans certaines limites), voir apeurées.
Cela ne devrait pas être, c’est une bien triste image du BDSM, milieux qui a déjà de la peine à avoir une image un tant soit peu positive.
J’aimerais tant voir les soumises arborer un sourire heureux et une expression de réel plaisir même dans la souffrance, entre les mains de leur Maître. J’en connais certes, mais bien trop peu et cela m’attriste.
Par contre, je dois rendre justice aux Dominas, qui ont bien d’avantage la sensibilité et le respect de leurs soumis et soumises.
Je dois aussi faire reconnaître ici qu’elles déploient des efforts au niveau du look que leurs homologues masculins n’ont pas à faire, et que souvent elles souffrent elles aussi, juste pour le plaisir des yeux… de leurs soumis… et des autres (petit clin d’œil pour les talons hauts et autres corsets très inconfortables). Je vous présente donc, Mesdames, mon plus profond respect.
Pour ma part j’ai une chance formidable d’avoir un Maître qui a toutes les qualités d’une Domina et tous les avantage d’un Dominant. Je suis une soumise comblée…
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La responsabilité d’être Dominant
Reconnaissance
Les derniers billets que j’ai publiés sur ce blog étaient essentiellement de l’observation, un regard sur les gens et le vécu.
Je n’oublie pas pour autant mon Maître, et la reconnaissance, la gratitude que j’ai en vers lui.
Je suis profondément consciente de ce qu’il me fait vivre, de ce qu’il m’offre à travers notre SM. Je suis tout aussi profondément heureuse de la complicité qui nous uni, des sentiments qui nous lient avec douceur et force.
Je ne peux qu’être toute gratitude face à la confiance qu’il me fait en me laissant la « laisse longue » en séance, et la liberté de vie en privé.
Je remercie sincèrement Maître Râ pour tout ce que l’on vit et tout ce qui nous lie, fait notre couple, le couple Maître Râ- Saphir.
A Vous, de tout mon cœur et tout mon amour, votre soumise.

Réflexion sur le passage de la soumission à la domination
La soumission pour moi est un état d’âme et de fait, c’est indiscutable. Pourtant, les bonheurs de la soumission devenant de plus en plus réduits par ma condition de santé, je ne peux que m’interroger sur la suite à donner à mon SM.
Soumise je le serais toujours, à mon Maître en tout cas, et cela ne fait aucun doute. Il aura la priorité sur tout, c’est bien entendu. Mais il m’a déjà donné l’occasion de dominer, des soumises principalement, et je sais que je le fait plutôt bien.
Cérébrale je suis, indiscutablement. Et c’est un élément aussi important que l’expérience en tant que soumise. Savoir, connaître, le plaisir, les plaisirs devrais-je dire, de la soumissions, ses tours et ses détours, avoir l’imaginaire pour emmener l’autre au bout d’un voyage de sensations, de douleurs, d’obéissance, sont les clefs de la domination. Bien entendu ceci est théorique. Il faut y ajouter le feeling, les sentiments (amicaux, affectueux, amoureux, etc…) pour que la chimie fonctionne. Peut alors commencer l’aventure.
Cette aventure je l’ai donc tentée, sous la houlette de mon Maître. Elle ne m’apporte pour l’instant pas le plaisir de la soumission et de l’abandon, mais faire vibrer et vivre l’autre est tout de même une forme de plaisir indiscutable, et l’expérience mérite d’être reproduite.
Où me conduira-t-elle dans le futur, je l’ignore. Je savoure chaque séance avec mon Maître et ce qu’il peut encore me faire vivre, sachant que sur le long terme cela se réduira inévitablement.
Merci Mon Maître pour votre patience…
Le joueur de luth (ode à mon Maître)
Il est des jours où mon Maître est d’humeur mélomane, et un brin compositeur. Ces jours-là, mon corps devient son instrument. Bien tenu d’une main ferme et sûre, caressé, gratté, griffé de l’autre. Quelques frappes pour la percussion, et voilà que je me mets à chanter. Gémissements, soupirs, petits cris, vocalises en tout genre composent cette mélodie improvisée d’un corps offert, transformé, transfiguré, par la volonté même de mon Maître, par son désir, ou ses désirs.
La mélodie du bonheur… (Version BDSM)

Dominant ou Dieu?
J’ai eu l’occasion depuis que je pratique le SM de constater certains comportements particuliers qui m’ont fait réfléchir sur les motivations des Dominants face à la soumission.
Souvent, il faut le dire, le Dom se prend un peu pour Dieu (sourire). Pour satisfaire son égo, bien entendu, mais de diverses façons. Soit parce qu’il cherche l’adoration de la soumise, dans son regard, dans son attitude, soit parce qu’il se veut tout puissant face à elle. Ou les deux, dans les cas extrêmes (re-sourire).
Il ordonne, décide, entend être obéi, et c’est très bien ainsi. C’est en principe ce que cherche la soumise. Mais alors ? La soumise voit-elle un Dieu en son Dom ? Ou le substitue-t-elle à lui ?
Grande question là aussi.
Un prince charmant quelques fois, un Dieu… parfois. Moi qui suis une femme de foi, il est vrai qu’il m’arrive de “tester” mon abnégation en substituant mon Maître à mon Dieu, si l’on peut dire. Il est vrai que notre rencontre est survenue dans des circonstances et d’une façon qui rend la chose possible. Je n’entrerais pas dans le sujet, la question n’est pas là. Mais il est vrai que pour moi, cette abnégation, cette adoration, est le prolongement de ma foi. Mais ceci n’est valable que pour moi.
Il est question là des Doms, et le mien, je le sais, aime se prendre à l’occasion pour Dieu (en toute modestie…), avec sa soumise, sa chose, sa création pourrais-je dire. Il décide, ordonne, et j’obéis, faisant et devenant ce qu’il souhaite sans le moindre doute, la moindre hésitation.
Je sais qu’il n’est de loin pas une exception, et que d’autres cultivent cette façon d’être plus profondément que lui. Par respect pour moi, pour la femme que je suis, il se limite aux seules séances, me laissant être moi-même le reste du temps. Je lui en suis reconnaissante, car j’y perdrais certainement ma personnalité et donc ma créativité.
Je ne l’en aime que d’avantage, et lui voue une admiration croissante pour cela.

Les soumises sont-elles vraiment soumises?
Durant mes quelques années de pratique BDSM j’ai eu bien souvent l’occasion de constater un phénomène particulier. Les soumis et soumises sont souvent revendicateurs (trices), demandent, réclament, voir exigent de leurs Maîtres(Maîtresses) telles ou telles pratiques, jeux ou implications. D’ailleurs on les surnomme souvent « souminateur ».
Un de nos bons amis Dom nous disait autrefois » qui du Dom ou de la soumise dirige? » sous entendant que dans la plus part des cas c’est la soumise qui mène le bal. Le Dom propose et la soumise dispose. J’ai eu l’occasion de voir que c’est aussi souvent le cas avec les soumis.
Cela est-il bien raisonnable? Cela est-il bien BDSM?
Grande question!
Pour moi c’est un non-sens. Certes l’écoute est primordiale, le dialogue aussi. Mais le dialogue véritable n’est pas revendicatif.
Où est passé l’humilité? Celle qui fait baisser les yeux, qui fait taire la soumise devant son Maître. Ce n’est pas parce qu’il ne l’exige pas qu’il faut la mettre au placard et l’oublier. La soumise ne s’est-elle pas offerte pour être sous son jouc, aussi doux soit-il? Ne lui doit-elle pas le respect?
Pourquoi alors, après une séance vient-elle dire que c’est trop court, trop fort ou pas assez, que les séances sont trop rares, etc… De quel droit?
Pour moi, la soumise a deux choix, ses revendications s’arrête là. Celui d’accepter ou de rendre le collier du Maître qu’ELLE a choisi, et de dire STOP. Au-delà de ces deux choix, elle se doit de satisfaire et d’obéir à son Maître, le plus doux et gentil soit-il, parce que c’est simplement le juste comportement d’une soumise.
Par définition la soumission exige de se mettre sous le Dominant, de lui obéir en toute chose et sans discussion. Dans ce contexte je ne vois pas ce que viennent faire les rouspétances, revendications, impatiences, et autres exigences. Attendre le bon vouloir du Maître, se consacrer à son bienêtre et à son bonheur, se plier aux séances selon ses désirs et ses besoins, pour le satisfaire avec abnégation, voilà qui pour moi ressemble d’avantage à une soumission concrète.
Mais bien entendu et compte tenu de ce que j’ai pu voir autour de moi, si cela ne devait être que comme cela, il n’y aurait pratiquement plus de soumises.
Que penser donc entre le « qui je veux être » et le « qui je suis »? Un véritable fossé. Et si ces soumis et soumises, avant d’exiger des autres, commençaient par exiger d’eux-mêmes?
Je rêvais aussi au Prince Charmant
Soumise parfois insoumise, à l’imaginaire fertile, à l’humour spontané, j’étais un défi à relever pour le Dominant qui voulait me mettre à ses pieds ou me prendre dans sa main. Ce défi en a découragé plus d’un, insensible à la magie de l’esprit, ou rebuté par l’effort. Certains ne comprenaient juste pas qu’une soumise puisse avoir de la suite dans les idées.
Moi je cherchais mon prince charmant. Et oui, j’y croyais encore, et en matière de prince charmant, j’ai toujours fantasmé sur celui qui m’enlèverait et m’asservirait par sa force, sa volonté et son intelligence. Chose qui, en quarante neuf ans de vie, n’était jamais arrivé.
Mon prince ne m’a pas enlevée certes, je suis même venue à lui. Mais si j’ai fait ce geste, c’est qu’en quelques mots seulement, il a su me convaincre.
Pour le reste, si je suis sa soumise depuis trois ans, c’est qu’il a su trouver les mots, les gestes, et surtout les sensations qui ont su me charmer, me plaire, pour que je m’incline devant lui, que je me plie à lui appartenir, que je me soumette de bonne grâce et avec plaisir.
Car entre nous le plaisir est le maître mot. Son plaisir, mais aussi le mien. Car mon plaisir est le sien, et son plaisir est le mien. Là est toute la magie de mon « Prince Charmant »
A mon Maître, sa Douce, sa Saphir dévouée.
Soirée spéciale
Invités par Lady Pascale, nous avons eu l’occasion de découvrir un nouveau lieu de divertissement SM. Une véritable caverne au trésor, située en Suisse-Alémanique.
Un peu stressé, comme chaque fois que nous découvrons un nouvel endroit, nous nous sommes rapidement détendus face à l’accueil chaleureux et sympathique des personnes présentes. Lady Pascales y fut pour beaucoup, sachant nous mettre immédiatement à l’aise. Et malgré le fait que la grande majorité des participants à la soirée parlaient allemand, nous nous sommes intégrés facilement.
La Fetishhalle est un endroit très particulier, divisé en quatre parties distinctes sur trois étages. Une halle de démo où se tiennent les fêtes et les show, une salle de restauration, une « clinique » et la pièce qui nous intéresse le plus, mon Maître et moi, la salle SM.
Jamais je n’avais vu autant d’installations. Le rêve du Dom et de la soumise. Sans compter l’espace. Mais surtout nous avons eu l’occasion de rencontrer Paul, qui s’occupe de cet endroit magique avec autant de discrétion que de compétence, et qui est aussi charmant qu’atypique.
Mais pour en revenir à ce que nous avons vécu, Je dirais que même si nous avons investi complètement les lieux, nous sommes loin d’en avoir fait le tour. Je n’ai testé qu’une toute petite partie du matériel à disposition, et rêve de retourner là bas pour expérimenter le reste. Je sais qu’il en va de même pour mon bien aimé Maître.
Morsure
Hé oui, j’ai une vraie phobie des morsures. Maître Râ le sait, mais lui, il aime mordre. J’imagine très bien le genre de sensation que cela peut lui procurer, de l’excitation, mais aussi une sorte de domination, le pouvoir de tenir l’autre entre ses dents. Une certaine forme de sadisme également, car une morsure ça fait mal, et même quelque fois très mal, sans pour autant entrer dans la chaire. Il sait où mordre pour que cela fasse mal, et où mordre pour que cela soit une autre sensation. Jusqu’à ces derniers jours, ce n’était que douleur, parce que, sans le moindre doute, c’était son bon vouloir.
Pour moi, la peur d’être mordue (par les humains seulement, je ne crains pas les animaux) vient de ce qu’elle représente au niveau de l’agression physique. Elle entre dans ma chaire plus profondément que toute autre pratique SM. Le fouet ou la cire, tout comme les pinces ou autres pincettes ne touchent que la surface de la peau. Les aiguilles la traversent, mais en surface seulement. La morsure prend la chaire avec la peau, sa douleur traverse mes barrières et entre en moi. Je connais parfaitement la force d’une mâchoire, hormis le fait que les dents à elles seules peuvent sans trop d’effort trancher la peau, elles peuvent s’enfoncer sans peine plus avant. C’est une image qui me fait frémir d’épouvante à sa seule évocation.
Pourtant j’ai toute confiance en mon Maître, je sais que jamais il n’irait trop loin.
Les premières fois qu’il m’a mordillée avec un plaisir non dissimulé, je me suis rebellée, j’ai crié et tenté de le fuir.
Colère et frustration de sa part, panique de la mienne.
S’en suivit de longues discussions sur le pourquoi et comment de chacun. Je savais qu’il reviendrait à la charge toutes dents dehors, et espérais pouvoir maîtriser mon instinct.
Certaines personnes sont excitées par la douleur vive et brutale, ce n’est pas mon cas, pour moi elle doit avoir un sens.
De fait, mon Maître ayant parfaitement compris le problème, il s’y prit différemment.
En pleine séance de câlins, câlins très SM je précise, il commença à me mordiller le dos. D’abord douleur, maîtrise, rester en confiance, en état d’abandon. Puis il remonta sur l’omoplate, près de l’épaule ou la sensation devint autre, agréable, excitante. Il fit ce va et vient entre les deux zones plusieurs fois, jusqu’à que, rassurée, apprivoisée, j’en redemande…




