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Soirée au Cav’O

Morsure

Hé oui, j’ai une vraie phobie des morsures. Maître Râ le sait, mais lui, il aime mordre. J’imagine très bien le genre de sensation que cela peut lui procurer, de l’excitation, mais aussi une sorte de domination, le pouvoir de tenir l’autre entre ses dents. Une certaine forme de sadisme également, car une morsure ça fait mal, et même quelque fois très mal, sans pour autant entrer dans la chaire. Il sait où mordre pour que cela fasse mal, et où mordre pour que cela soit une autre sensation. Jusqu’à ces derniers jours, ce n’était que douleur, parce que, sans le moindre doute, c’était son bon vouloir.

Pour moi, la peur d’être mordue (par les humains seulement, je ne crains pas les animaux) vient de ce qu’elle représente au niveau de l’agression physique. Elle entre dans ma chaire plus profondément que toute autre pratique SM. Le fouet ou la cire, tout comme les pinces ou autres pincettes ne touchent que la surface de la peau. Les aiguilles la traversent, mais en surface seulement. La morsure prend la chaire avec la peau, sa douleur traverse mes barrières et entre en moi. Je connais parfaitement la force d’une mâchoire, hormis le fait que les dents à elles seules peuvent sans trop d’effort trancher la peau, elles peuvent s’enfoncer sans peine plus avant. C’est une image qui me fait frémir d’épouvante à sa seule évocation.

Pourtant j’ai toute confiance en mon Maître, je sais que jamais il n’irait trop loin.

Les premières fois qu’il m’a mordillée avec un plaisir non dissimulé, je me suis rebellée, j’ai crié et tenté de le fuir.

Colère et frustration de sa part, panique de la mienne.

S’en suivit de longues discussions sur le pourquoi et comment de chacun. Je savais qu’il reviendrait à la charge toutes dents dehors, et espérais pouvoir maîtriser mon instinct.

Certaines personnes sont excitées par la douleur vive et brutale, ce n’est pas mon cas, pour moi elle doit avoir un sens.

De fait, mon Maître ayant parfaitement compris le problème, il s’y prit différemment.

En pleine séance de câlins, câlins très SM je précise, il commença à me mordiller le dos. D’abord douleur, maîtrise, rester en confiance, en état d’abandon. Puis il remonta sur l’omoplate, près de l’épaule ou la sensation devint autre, agréable, excitante. Il fit ce va et vient entre les deux zones plusieurs fois, jusqu’à que, rassurée, apprivoisée, j’en redemande…

Retour

img_1386C’est vrai, j’ai été très silencieuse ces derniers temps. Mais le deuil est venu troubler ma vie, et le temps que cela s’apaise, je suis restée en retrait. Ce n’est pas pour autant que je suis restée inactive.

Avec une attention particulière, mon Maître s’est occupé de moi. Avec d’avantage de douceur ou une certaine violence selon les envies ou les besoins.

Et puis, nous sommes retournés au Cav’O pour une soirée de joie et de plaisir non dissimulés. Je m’y suis retrouvée tout au long de la nuit attachée, bondagée, pincée, cravachée, couverte de cire, et fouettée, dans la plus pure tradition de nos habitudes dans ce lieu magique.

Mais ce qui m’a touchée le plus fut cette façon qu’a mon Maître d’être si proche, de m’entourer, de m’envelopper, et qui me fait fondre entre ses mains. Le sentir tout contre moi, ses encouragements murmurés à mon oreille pour m’aider à l’abandon, en toute confiance.

Me laisser aller, basculer au-delà de la « normalité » dans une autre réalité.

Etre juste moi-même.

Pour vous, soumises débutantes…

J’ai été moi aussi, il n’y a pas si longtemps une débutante inexpérimentée, et pourtant pleine de fantasmes et de désirs secrets, qui ont finit par me faire franchir la porte du BDSM.

J’ai eu la chance inestimable d’avoir des personnes expérimentées et confirmées pour me guider dans ma recherche, ce qui ne m’a pas empêcher de commettre malgré tout quelques erreurs, heureusement sans conséquences.

Voici donc quelques conseils « gratuits » pour démarrer du bon pied dans cet univers extraordinaire.

Il est très important de commencer par apprendre à se connaître, à se comprendre. Chercher au fond de ses fantasmes ce que l’on souhaite vraiment, ce dont on a besoin. Il y a autant de forme de BDSM que de personnes qui le pratiquent, et les besoins peuvent être très différent les uns des autres. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises soumises, juste des personnes différentes aux désirs différents. On se bloque souvent sur des stéréotypes et c’est une erreur. Soyez vous-même, en toutes circonstances.

Lorsque vous rédiger votre annonce (si vous en faites une), n’ayez pas peur d’être précise sur ce que vous cherchez et sur ce que vous ne voulez pas. N’oubliez pas qu’il y a autant de différents Doms que de différentes soumises. Certains ne sont pas pour vous et vice versa.

N’oubliez pas non plus dans les dials que vous aurez avec eux, que même si vous êtes une soumise potentielle, vous n’êtes pas leur soumise (pas encore du moins) et que de ce fait vous gardez votre libre arbitre.

Sachez également que même soumise portant collier votre libre arbitre doit vous appartenir ainsi que le droit de dire non. Cela doit être dit et entendu entre le maître et vous. Trop de femmes, pensent qu’une fois soumise, elle n’on plus le droit de refuser, de dire non, et acceptent tout et n’importe quoi au risque de mauvaises expériences, voir d’être dégoutées du BDSM. C’est vraiment dommage.

Ceci dit, il est aussi clair que souhaitant être soumise, vous n’allez pas discutailler sur tout et sur rien. La soumission s’assume. Mais pour des choses qui vous effraye, qui vous font souffrir inutilement et qui ne vous apportent rien, il est normal d’en discuter avec le maître.

Cela m’amène à une chose très importante, le dialogue. Le dialogue avec le maître est très important. Il instaure et préserve la confiance, et le BDSM sans confiance génère peur et angoisse.

En résumé je dirais que pour accepter le collier d’un maître il faut que trois conditions au moins soient réunies : confiance, respect et dialogue.

Il y a aussi des mesures de sécurité importantes, même si je trouve qu’elles tombent sous le sens : lors d’un premier rendez-vous n’allez pas directement chez un inconnu, ne l’invitez pas chez vous, mais voyez-vous une ou deux fois dans un lieu publique pour faire connaissance avant la moindre séance. Livrer son corps à une personne inconnue signifie se mettre en danger, forcément. Même s’il y a tout compte fait peu de dingues dans notre milieu, c’est un risque, raisonnablement, à ne pas prendre.

Voilà, pour un premier jet, les conseils que je peux vous donner.

Bonjour tout le monde !

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Bienvenue à tous et toutes,

Cet espace s’adresse à ceux et celles qui s’intéressent ou pratiquent le SM.

Il est dédié à Maître Râ, artisan de mon bonheur de soumise.

Il contiendra autant les récits de mes expériences, de mes ressentis, que des textes imaginaires. Il est ici d’abord question de partage.

Amicalement,

Saphir


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