Archives de la catégorie : Ressentis

Chat ou chien…

Je bavardais il y a quelques jours avec une connaissance BDSM, et nous étions sur le thème de nos animaux de compagnie. Je passerais les détails de la conversation et en viendrais directement à la phrase « clef » qui m’est venue sans y réfléchir, et qui pourtant a suscité en moi de grandes constatations. Je vous livre la phrase en question :
Mes chats me ressemblent, mais mon chien me comble.
Aïe ! Les Dominas diront que ce n’est pas une réflexion de soumise. Et pourtant.
C’est vrai que mes chattes me ressemblent, ou le contraire d’ailleurs. Tendres et câlines à leurs heures, très indépendantes autrement. Elles aiment qu’on les laisse vivre, mais reviennent fidèlement quand on les appelle, tous ronrons et câlins en action. Comme tous chats c’est elles qui m’ont choisie, c’est donc une histoire d’amour, surtout, de leur amour.
C’est vrai que mon Maître je l’ai choisi (c’est normal je pense), mais avec un grand coup de cœur. Je l’aime exclusivement, lui et personne d’autre. Certes je lui appartiens et pas le contraire, mais avec une indépendance qu’il me laisse vivre, sachant qu’il lui suffit d’un geste, d’un regard, d’un mot, et je suis là, ronronnante et fidèle. La relation de confiance et aussi forte que celle qui me laisse ouvrir la fenêtre à mes minettes, pour quelles ailles vivre leur vie.
Des parallèles on pourrait en trouver beaucoup d’autres, et effectivement si je suis bien une soumise, et j’en suis certaine, je suis plus chatte que chienne. Ceci dit il y a moins de contrainte pour le Maître, pas de promenades, moins de présence, plus d’indépendance… lol, je plaisante, j’ai besoin moi aussi de son attention et de sa présence, mais d’une façon plus légère peut être…
Maître Râ est plus un Dominant pour chienne je l’avoue, et pourtant il semble trouver son compte avec la chatte que je suis.

Un simple bracelet

Une bricole, une babiole, un petit bijou fantaisie, et pourtant. Il a la valeur de mon collier, celle de ma soumission.
Un simple petit bracelet de perles noires, avec une petite paire de menottes en pendentif. Ce petit bijou anodin est le symbole que je porte au quotidien pour témoigner de mon appartenance.
Fragile, il s’était cassé et j’en ai été privée durant quelques temps. Je me sentais nue, mais j’ai mesuré le poids de son absence lorsque, mon Maître l’ayant réparé, j’ai pu le porter à nouveau. Il fait partie de moi, tout comme la soumise que je suis, il fait partie de moi, comme l’appartenance à mon Maître.
Un simple bracelet qui cache un vrai trésor…

Merci Maître

Merci Maître pour la séance de samedi à Satigny. Merci pour l’intensité de ce que Vous m’avez fait vivre, la force des échanges, ces vibrations si profondes et si nouvelles pour certaines.
Merci de connaître si bien mon corps, ses réactions, son vécu, de l’écouter avec tant d’attention pour l’emmener aussi loin, au-delà de lui-même, au-delà de l’imaginable.
Si j’ai la chance de susciter l’envie et l’admiration d’autres soumises, mais aussi de Dominants, c’est grâce à Vous et à cette façon de me faire voyager à travers le SM. Personne d’autre que Vous ne pourrait m’apporter cela.
Je Vous baise donc humblement les pieds, Vous remercie de tout cœur, pose mon amour et mon âme entre Vos mains.
Votre douce Saphir

Un peu autre chose

Pour changer un peu de sujet, un peu mais pas tant que ça, je veux dire ici que je me suis fait piercer la langue. Rien de très surprenant, beaucoup de gens font cela. Bon, il est vrai que je n’ai plus vingt ans, mais tant pis, j’en avais envie depuis fort longtemps. C’est donc un acte bien réfléchi.
Quel rapport avec le BDSM me direz-vous. Un rapport très simple en fait, un rapport de contrainte. Je pourrais dire d’ailleurs que ce pourrait être un outil de contrainte. Peut-être que quelqu’un, quelque part, y a déjà pensé, l’a déjà utilisé comme tel. Mais pas à ma connaissance. D’ailleurs mon Maître n’aurait pas recours à ce genre de chose. Cette envie est bien la mienne.
Peut-être est-ce un reflet de ma soumission, une manifestation de cet état. Car je savais que cela pouvait exiger des accommodements. Et c’est on ne peut plus vrai. Bien d’avantage qu’un piercing d’un autre type, excepté peut être les piercings sexuels, mais là je ne peux pas encore en juger. Tel un collier, le piercing à la langue doit être accepté pour pouvoir être supporter. Il demande des aménagements, de la patience, une accoutumance. Outre la guérison qui peut prendre du temps (ça n’a pas été mon cas heureusement), il faut réapprendre à articuler, à manger, à bouger sa langue, au risque de zozoter et de se mordre (ça peut faire très mal). Même boire à la paille peut être un exercice de style la première fois (rire).
Donc oui, je peux dire que ce faire piercer la langue est une contrainte, qu’il faut accepter et avec laquelle il faut apprendre à vivre. Après, à chacun d’y trouver ce qu’il souhaite. Un peu comme le BDSM ;-)

Mon collier…

Symbole si fort, si cher à mon cœur, à mon âme.
Métal froid comme peut l’être le regard de mon Maître, lisse comme l’est notre relation, doux à l’intérieur comme ses intentions, celle de me garder longtemps auprès de lui, de ne jamais me nuire, de ne pas dépasser les limites que la vie m’a imposée.
Mais surtout si beau, comme ce que l’on vit, si brillant. Il sied si bien à mon cou, si léger qu’aucune gêne ne dérange jamais sa présence.
Mon collier que j’aime comme mon Maître, qui le représente, qui représente ce que l’on vit, bien plus fort qu’un statut, c’est un état d’esprit, un état d’âme.
Merci Maître Râ de l’avoir si bien choisi, d’y avoir accroché une médaille, d’y avoir gravé mon nom.
Votre Saphir dévouée

Reconnaissance

Les derniers billets que j’ai publiés sur ce blog étaient essentiellement de l’observation, un regard sur les gens et le vécu.
Je n’oublie pas pour autant mon Maître, et la reconnaissance, la gratitude que j’ai en vers lui.
Je suis profondément consciente de ce qu’il me fait vivre, de ce qu’il m’offre à travers notre SM. Je suis tout aussi profondément heureuse de la complicité qui nous uni, des sentiments qui nous lient avec douceur et force.
Je ne peux qu’être toute gratitude face à la confiance qu’il me fait en me laissant la « laisse longue » en séance, et la liberté de vie en privé.
Je remercie sincèrement Maître Râ pour tout ce que l’on vit et tout ce qui nous lie, fait notre couple, le couple Maître Râ- Saphir.
A Vous, de tout mon cœur et tout mon amour, votre soumise.

Le courage d’être soumise

D’aucun pensent que la soumission est une forme de lâcheté, que les soumis(e) sont des sous choses sans volonté et caractère. Que ce n’est pas la peine d’avoir du respect ou de la considération pour ces personnes faibles et influençables.
Ceux qui me connaissent vont sourire. En effet, je ne pense pas correspondre à cette image de la soumise.
J’irais même bien plus loin. Il faut du courage pour être soumis(e). C’est loin d’être facile d’admettre ce genre de besoin, et bien moins encore de le vivre. Accepter de se livrer à l’autre, de se laisser aller entre ses mains, de se livrer, demande beaucoup de courage. De même que pour l’abnégation dont il faut faire preuve en soumission. C’est loin d’être facile. Je pense aussi aux soumis qui se travestissent et qui l’assument. Non seulement en privé avec leur Dominas, mais en Club comme j’ai pu le voir au Cav’O par exemple. Je pense aussi aux pet-boys (girls) qui assument d’être un animal pour le temps d’une soirée. Chapeau ! Personnellement j’admire.
Tout cela demande indiscutablement un travail sur soi. Je suis passée par la moi aussi, bien entendu, et je me souviens encore des réflexions muettes que je me faisais en me retrouvant à quatre pattes, nue devant mon Maître, à me faire fesser.
Du courage il en faut pour être soumis(e), mais quelle récompense quand on le prend, et que l’on s’abandonne au plaisir. Que de promesses de voyages et de bonheur…

Réflexion sur le passage de la soumission à la domination

La soumission pour moi est un état d’âme et de fait, c’est indiscutable. Pourtant, les bonheurs de la soumission devenant de plus en plus réduits par ma condition de santé, je ne peux que m’interroger sur la suite à donner à mon SM.
Soumise je le serais toujours, à mon Maître en tout cas, et cela ne fait aucun doute. Il aura la priorité sur tout, c’est bien entendu. Mais il m’a déjà donné l’occasion de dominer, des soumises principalement, et je sais que je le fait plutôt bien.
Cérébrale je suis, indiscutablement. Et c’est un élément aussi important que l’expérience en tant que soumise. Savoir, connaître, le plaisir, les plaisirs devrais-je dire, de la soumissions, ses tours et ses détours, avoir l’imaginaire pour emmener l’autre au bout d’un voyage de sensations, de douleurs, d’obéissance, sont les clefs de la domination. Bien entendu ceci est théorique. Il faut y ajouter le feeling, les sentiments (amicaux, affectueux, amoureux, etc…) pour que la chimie fonctionne. Peut alors commencer l’aventure.
Cette aventure je l’ai donc tentée, sous la houlette de mon Maître. Elle ne m’apporte pour l’instant pas le plaisir de la soumission et de l’abandon, mais faire vibrer et vivre l’autre est tout de même une forme de plaisir indiscutable, et l’expérience mérite d’être reproduite.
Où me conduira-t-elle dans le futur, je l’ignore. Je savoure chaque séance avec mon Maître et ce qu’il peut encore me faire vivre, sachant que sur le long terme cela se réduira inévitablement.
Merci Mon Maître pour votre patience…

Le joueur de luth (ode à mon Maître)

Il est des jours où mon Maître est d’humeur mélomane, et un brin compositeur. Ces jours-là, mon corps devient son instrument. Bien tenu d’une main ferme et sûre, caressé, gratté, griffé de l’autre. Quelques frappes pour la percussion, et voilà que je me mets à chanter. Gémissements, soupirs, petits cris, vocalises en tout genre composent cette mélodie improvisée d’un corps offert, transformé, transfiguré, par la volonté même de mon Maître, par son désir, ou ses désirs.
La mélodie du bonheur… (Version BDSM)

Dominant ou Dieu?

J’ai eu l’occasion depuis que je pratique le SM de constater certains comportements particuliers qui m’ont fait réfléchir sur les motivations des Dominants face à la soumission.
Souvent, il faut le dire, le Dom se prend un peu pour Dieu (sourire). Pour satisfaire son égo, bien entendu, mais de diverses façons. Soit parce qu’il cherche l’adoration de la soumise, dans son regard, dans son attitude, soit parce qu’il se veut tout puissant face à elle. Ou les deux, dans les cas extrêmes (re-sourire).
Il ordonne, décide, entend être obéi, et c’est très bien ainsi. C’est en principe ce que cherche la soumise. Mais alors ? La soumise voit-elle un Dieu en son Dom ? Ou le substitue-t-elle à lui ?
Grande question là aussi.
Un prince charmant quelques fois, un Dieu… parfois. Moi qui suis une femme de foi, il est vrai qu’il m’arrive de “tester” mon abnégation en substituant mon Maître à mon Dieu, si l’on peut dire. Il est vrai que notre rencontre est survenue dans des circonstances et d’une façon qui rend la chose possible. Je n’entrerais pas dans le sujet, la question n’est pas là. Mais il est vrai que pour moi, cette abnégation, cette adoration, est le prolongement de ma foi. Mais ceci n’est valable que pour moi.
Il est question là des Doms, et le mien, je le sais, aime se prendre à l’occasion pour Dieu (en toute modestie…), avec sa soumise, sa chose, sa création pourrais-je dire. Il décide, ordonne, et j’obéis, faisant et devenant ce qu’il souhaite sans le moindre doute, la moindre hésitation.
Je sais qu’il n’est de loin pas une exception, et que d’autres cultivent cette façon d’être plus profondément que lui. Par respect pour moi, pour la femme que je suis, il se limite aux seules séances, me laissant être moi-même le reste du temps. Je lui en suis reconnaissante, car j’y perdrais certainement ma personnalité et donc ma créativité.
Je ne l’en aime que d’avantage, et lui voue une admiration croissante pour cela.


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