Symbole si fort, si cher à mon cœur, à mon âme.
Métal froid comme peut l’être le regard de mon Maître, lisse comme l’est notre relation, doux à l’intérieur comme ses intentions, celle de me garder longtemps auprès de lui, de ne jamais me nuire, de ne pas dépasser les limites que la vie m’a imposée.
Mais surtout si beau, comme ce que l’on vit, si brillant. Il sied si bien à mon cou, si léger qu’aucune gêne ne dérange jamais sa présence.
Mon collier que j’aime comme mon Maître, qui le représente, qui représente ce que l’on vit, bien plus fort qu’un statut, c’est un état d’esprit, un état d’âme.
Merci Maître Râ de l’avoir si bien choisi, d’y avoir accroché une médaille, d’y avoir gravé mon nom.
Votre Saphir dévouée

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Mon collier…
Reconnaissance
Les derniers billets que j’ai publiés sur ce blog étaient essentiellement de l’observation, un regard sur les gens et le vécu.
Je n’oublie pas pour autant mon Maître, et la reconnaissance, la gratitude que j’ai en vers lui.
Je suis profondément consciente de ce qu’il me fait vivre, de ce qu’il m’offre à travers notre SM. Je suis tout aussi profondément heureuse de la complicité qui nous uni, des sentiments qui nous lient avec douceur et force.
Je ne peux qu’être toute gratitude face à la confiance qu’il me fait en me laissant la « laisse longue » en séance, et la liberté de vie en privé.
Je remercie sincèrement Maître Râ pour tout ce que l’on vit et tout ce qui nous lie, fait notre couple, le couple Maître Râ- Saphir.
A Vous, de tout mon cœur et tout mon amour, votre soumise.

Le courage d’être soumise
D’aucun pensent que la soumission est une forme de lâcheté, que les soumis(e) sont des sous choses sans volonté et caractère. Que ce n’est pas la peine d’avoir du respect ou de la considération pour ces personnes faibles et influençables.
Ceux qui me connaissent vont sourire. En effet, je ne pense pas correspondre à cette image de la soumise.
J’irais même bien plus loin. Il faut du courage pour être soumis(e). C’est loin d’être facile d’admettre ce genre de besoin, et bien moins encore de le vivre. Accepter de se livrer à l’autre, de se laisser aller entre ses mains, de se livrer, demande beaucoup de courage. De même que pour l’abnégation dont il faut faire preuve en soumission. C’est loin d’être facile. Je pense aussi aux soumis qui se travestissent et qui l’assument. Non seulement en privé avec leur Dominas, mais en Club comme j’ai pu le voir au Cav’O par exemple. Je pense aussi aux pet-boys (girls) qui assument d’être un animal pour le temps d’une soirée. Chapeau ! Personnellement j’admire.
Tout cela demande indiscutablement un travail sur soi. Je suis passée par la moi aussi, bien entendu, et je me souviens encore des réflexions muettes que je me faisais en me retrouvant à quatre pattes, nue devant mon Maître, à me faire fesser.
Du courage il en faut pour être soumis(e), mais quelle récompense quand on le prend, et que l’on s’abandonne au plaisir. Que de promesses de voyages et de bonheur…
Réflexion sur le passage de la soumission à la domination
La soumission pour moi est un état d’âme et de fait, c’est indiscutable. Pourtant, les bonheurs de la soumission devenant de plus en plus réduits par ma condition de santé, je ne peux que m’interroger sur la suite à donner à mon SM.
Soumise je le serais toujours, à mon Maître en tout cas, et cela ne fait aucun doute. Il aura la priorité sur tout, c’est bien entendu. Mais il m’a déjà donné l’occasion de dominer, des soumises principalement, et je sais que je le fait plutôt bien.
Cérébrale je suis, indiscutablement. Et c’est un élément aussi important que l’expérience en tant que soumise. Savoir, connaître, le plaisir, les plaisirs devrais-je dire, de la soumissions, ses tours et ses détours, avoir l’imaginaire pour emmener l’autre au bout d’un voyage de sensations, de douleurs, d’obéissance, sont les clefs de la domination. Bien entendu ceci est théorique. Il faut y ajouter le feeling, les sentiments (amicaux, affectueux, amoureux, etc…) pour que la chimie fonctionne. Peut alors commencer l’aventure.
Cette aventure je l’ai donc tentée, sous la houlette de mon Maître. Elle ne m’apporte pour l’instant pas le plaisir de la soumission et de l’abandon, mais faire vibrer et vivre l’autre est tout de même une forme de plaisir indiscutable, et l’expérience mérite d’être reproduite.
Où me conduira-t-elle dans le futur, je l’ignore. Je savoure chaque séance avec mon Maître et ce qu’il peut encore me faire vivre, sachant que sur le long terme cela se réduira inévitablement.
Merci Mon Maître pour votre patience…
Le joueur de luth (ode à mon Maître)
Il est des jours où mon Maître est d’humeur mélomane, et un brin compositeur. Ces jours-là, mon corps devient son instrument. Bien tenu d’une main ferme et sûre, caressé, gratté, griffé de l’autre. Quelques frappes pour la percussion, et voilà que je me mets à chanter. Gémissements, soupirs, petits cris, vocalises en tout genre composent cette mélodie improvisée d’un corps offert, transformé, transfiguré, par la volonté même de mon Maître, par son désir, ou ses désirs.
La mélodie du bonheur… (Version BDSM)

Dominant ou Dieu?
J’ai eu l’occasion depuis que je pratique le SM de constater certains comportements particuliers qui m’ont fait réfléchir sur les motivations des Dominants face à la soumission.
Souvent, il faut le dire, le Dom se prend un peu pour Dieu (sourire). Pour satisfaire son égo, bien entendu, mais de diverses façons. Soit parce qu’il cherche l’adoration de la soumise, dans son regard, dans son attitude, soit parce qu’il se veut tout puissant face à elle. Ou les deux, dans les cas extrêmes (re-sourire).
Il ordonne, décide, entend être obéi, et c’est très bien ainsi. C’est en principe ce que cherche la soumise. Mais alors ? La soumise voit-elle un Dieu en son Dom ? Ou le substitue-t-elle à lui ?
Grande question là aussi.
Un prince charmant quelques fois, un Dieu… parfois. Moi qui suis une femme de foi, il est vrai qu’il m’arrive de “tester” mon abnégation en substituant mon Maître à mon Dieu, si l’on peut dire. Il est vrai que notre rencontre est survenue dans des circonstances et d’une façon qui rend la chose possible. Je n’entrerais pas dans le sujet, la question n’est pas là. Mais il est vrai que pour moi, cette abnégation, cette adoration, est le prolongement de ma foi. Mais ceci n’est valable que pour moi.
Il est question là des Doms, et le mien, je le sais, aime se prendre à l’occasion pour Dieu (en toute modestie…), avec sa soumise, sa chose, sa création pourrais-je dire. Il décide, ordonne, et j’obéis, faisant et devenant ce qu’il souhaite sans le moindre doute, la moindre hésitation.
Je sais qu’il n’est de loin pas une exception, et que d’autres cultivent cette façon d’être plus profondément que lui. Par respect pour moi, pour la femme que je suis, il se limite aux seules séances, me laissant être moi-même le reste du temps. Je lui en suis reconnaissante, car j’y perdrais certainement ma personnalité et donc ma créativité.
Je ne l’en aime que d’avantage, et lui voue une admiration croissante pour cela.

Les yeux bandés
Les yeux bandés sont une pratique courrante et typique du BDSM. Quelle soumise ne s’est pas déjà trouvée aveuglée, et dépendante totalement par cette pratique, de la volonté de son Maître.
Se retrouver ainsi aveuglée et le supporter, l’accepter, est une grande marque de confiance vis-à-vis de celui qui officie. Pour certaines cela va de soi, pour d’autre c’est moins facile. Pour certaines cela aide à entrer dans le jeux, et a y rester, pour d’autres c’est au contraire un défi à relever, une contrainte supplémentaire.
Je fais plutôt partie de la seconde cartégorie. Les yeux bandés je perds l’équilibre, j’ai des vertiges, c’est donc un défi et une contrainte, mais aussi une preuve de soumission et d’acceptation de la volonté de mon Maître.
Nous n’aimons pas toujours ce que l’on nous impose, mais la contrainte ne fait-elle pas partie du BDSM…
Je rêvais aussi au Prince Charmant
Soumise parfois insoumise, à l’imaginaire fertile, à l’humour spontané, j’étais un défi à relever pour le Dominant qui voulait me mettre à ses pieds ou me prendre dans sa main. Ce défi en a découragé plus d’un, insensible à la magie de l’esprit, ou rebuté par l’effort. Certains ne comprenaient juste pas qu’une soumise puisse avoir de la suite dans les idées.
Moi je cherchais mon prince charmant. Et oui, j’y croyais encore, et en matière de prince charmant, j’ai toujours fantasmé sur celui qui m’enlèverait et m’asservirait par sa force, sa volonté et son intelligence. Chose qui, en quarante neuf ans de vie, n’était jamais arrivé.
Mon prince ne m’a pas enlevée certes, je suis même venue à lui. Mais si j’ai fait ce geste, c’est qu’en quelques mots seulement, il a su me convaincre.
Pour le reste, si je suis sa soumise depuis trois ans, c’est qu’il a su trouver les mots, les gestes, et surtout les sensations qui ont su me charmer, me plaire, pour que je m’incline devant lui, que je me plie à lui appartenir, que je me soumette de bonne grâce et avec plaisir.
Car entre nous le plaisir est le maître mot. Son plaisir, mais aussi le mien. Car mon plaisir est le sien, et son plaisir est le mien. Là est toute la magie de mon « Prince Charmant »
A mon Maître, sa Douce, sa Saphir dévouée.
Trois ans déjà.
Comme tout cela a vite passé, et pourtant que de vécu, que d’expériences, et de rencontres riches et heureuses.
Que de moments forts. Et tant encore à venir.
Et que de bonheur, de complicité.
Je suis ta soumise, ton ombre, ta servante.
Je suis ta compagne, ta maitresse, ton amie.
Mais surtout ta Douce, celle qui toujours est dans ta main.
Avec tout mon amour, durant les trois années passées, et les prochaines je l’espère.
Il y a plaisir et plaisir
Je me rends compte de plus en plus que ce qui compte pour moi dans une séance est d’avantage le plaisir « du voyage » que celui de l’orgasme.
Je précise. Certes L’orgasme reste une pièce maîtresse de la séance, mais si celle-ci se déroule sans voyage, elle m’apportera moins que celle qui ne sera que voyage, même sans orgasme.
Le voyage va m’emmener à la fois au-delà et en moi-même. Il me fera oublier qui je suis, pour n’être que celle que mon maître veut que je sois, et aller là où il souhaite m’emmener. Je me laisse porter par les sensations qu’il m’offre, douces, sensuelles, ou douloureuses, mais dont toujours, le but est d’amener à ressentir le désir de les suivre.
Aller, monter, descendre, aller plus loin encore, revenir, rester, repartir, encore et encore. Ressentir, attendre, puis ressentir encore. Tout cela fait partie du délice lancinant du voyage, qui n’a pas toujours pour but (rarement même) d’aboutir à l’orgasme. Quelque fois celui-ci me prend par surprise, me fauche en plein vol, mais il n’est pas un but en soi. Sauf bien sûr avec certains instruments, tel que le fouet, les martinets et cravaches. Les instruments de frappe, qui eux me font « monter très vite », incitent à la production d’endorphines.
Bien entendu, l’idéal reste l’équilibre entre ces deux formes de plaisir. Et j’ai beaucoup de chance, car Maître Râ me l’offre régulièrement.
