Nous avons eu l’occasion, mon Maître et moi, d’être invités à une très agréable soirée privée, chez Lady Satigny.
Quelques mots donc pour évoquer cette nuit très BDSM, où nous avons retrouvé des amis, des connaissances et de nouveaux visages, tous forts sympathiques. Le plaisir était au rendez-vous, un plaisir au niveau de chacun, mais surtout dans une agréable bonne humeur. Et si au début la chaleur était un peu pénible, aller se rafraîchir sur la terrasse fut pour tous l’occasion de bavardages enrichissants.
Merci donc Vicky (Lady Satigny) pour votre accueil, nous reviendrons à n’en pas douter.
Archives de la catégorie : Expériences
Soirée à Satigny
Un peu autre chose
Pour changer un peu de sujet, un peu mais pas tant que ça, je veux dire ici que je me suis fait piercer la langue. Rien de très surprenant, beaucoup de gens font cela. Bon, il est vrai que je n’ai plus vingt ans, mais tant pis, j’en avais envie depuis fort longtemps. C’est donc un acte bien réfléchi.
Quel rapport avec le BDSM me direz-vous. Un rapport très simple en fait, un rapport de contrainte. Je pourrais dire d’ailleurs que ce pourrait être un outil de contrainte. Peut-être que quelqu’un, quelque part, y a déjà pensé, l’a déjà utilisé comme tel. Mais pas à ma connaissance. D’ailleurs mon Maître n’aurait pas recours à ce genre de chose. Cette envie est bien la mienne.
Peut-être est-ce un reflet de ma soumission, une manifestation de cet état. Car je savais que cela pouvait exiger des accommodements. Et c’est on ne peut plus vrai. Bien d’avantage qu’un piercing d’un autre type, excepté peut être les piercings sexuels, mais là je ne peux pas encore en juger. Tel un collier, le piercing à la langue doit être accepté pour pouvoir être supporter. Il demande des aménagements, de la patience, une accoutumance. Outre la guérison qui peut prendre du temps (ça n’a pas été mon cas heureusement), il faut réapprendre à articuler, à manger, à bouger sa langue, au risque de zozoter et de se mordre (ça peut faire très mal). Même boire à la paille peut être un exercice de style la première fois (rire).
Donc oui, je peux dire que ce faire piercer la langue est une contrainte, qu’il faut accepter et avec laquelle il faut apprendre à vivre. Après, à chacun d’y trouver ce qu’il souhaite. Un peu comme le BDSM
La responsabilité d’être Dominant
Dominer, tant pour une femme que pour un homme, et si on veut le faire vraiment, n’est de loin pas ne chose anodine.
On ne peut se permettre d’être distrait et de faire les choses à la légère. Car la personne qui offre son corps, et quelques fois sa vie, mérite le respect et l’attention totale de son officiant.
Je pense qu’il est de la responsabilité du Dominant d’être à l’écoute de son (sa) soumis(e), de faire en sorte que le plaisir soit partagé, ceci en toute sécurité.
J’ai trop vu de Dom souvent imbu d’eux-mêmes, égoïstes, et tournés vers leur seul plaisir. Trop vu de soumises frustrées, inquiètes (cela peut faire partie du jeu, mais dans certaines limites), voir apeurées.
Cela ne devrait pas être, c’est une bien triste image du BDSM, milieux qui a déjà de la peine à avoir une image un tant soit peu positive.
J’aimerais tant voir les soumises arborer un sourire heureux et une expression de réel plaisir même dans la souffrance, entre les mains de leur Maître. J’en connais certes, mais bien trop peu et cela m’attriste.
Par contre, je dois rendre justice aux Dominas, qui ont bien d’avantage la sensibilité et le respect de leurs soumis et soumises.
Je dois aussi faire reconnaître ici qu’elles déploient des efforts au niveau du look que leurs homologues masculins n’ont pas à faire, et que souvent elles souffrent elles aussi, juste pour le plaisir des yeux… de leurs soumis… et des autres (petit clin d’œil pour les talons hauts et autres corsets très inconfortables). Je vous présente donc, Mesdames, mon plus profond respect.
Pour ma part j’ai une chance formidable d’avoir un Maître qui a toutes les qualités d’une Domina et tous les avantage d’un Dominant. Je suis une soumise comblée…
Reconnaissance
Les derniers billets que j’ai publiés sur ce blog étaient essentiellement de l’observation, un regard sur les gens et le vécu.
Je n’oublie pas pour autant mon Maître, et la reconnaissance, la gratitude que j’ai en vers lui.
Je suis profondément consciente de ce qu’il me fait vivre, de ce qu’il m’offre à travers notre SM. Je suis tout aussi profondément heureuse de la complicité qui nous uni, des sentiments qui nous lient avec douceur et force.
Je ne peux qu’être toute gratitude face à la confiance qu’il me fait en me laissant la « laisse longue » en séance, et la liberté de vie en privé.
Je remercie sincèrement Maître Râ pour tout ce que l’on vit et tout ce qui nous lie, fait notre couple, le couple Maître Râ- Saphir.
A Vous, de tout mon cœur et tout mon amour, votre soumise.

Le courage d’être soumise
D’aucun pensent que la soumission est une forme de lâcheté, que les soumis(e) sont des sous choses sans volonté et caractère. Que ce n’est pas la peine d’avoir du respect ou de la considération pour ces personnes faibles et influençables.
Ceux qui me connaissent vont sourire. En effet, je ne pense pas correspondre à cette image de la soumise.
J’irais même bien plus loin. Il faut du courage pour être soumis(e). C’est loin d’être facile d’admettre ce genre de besoin, et bien moins encore de le vivre. Accepter de se livrer à l’autre, de se laisser aller entre ses mains, de se livrer, demande beaucoup de courage. De même que pour l’abnégation dont il faut faire preuve en soumission. C’est loin d’être facile. Je pense aussi aux soumis qui se travestissent et qui l’assument. Non seulement en privé avec leur Dominas, mais en Club comme j’ai pu le voir au Cav’O par exemple. Je pense aussi aux pet-boys (girls) qui assument d’être un animal pour le temps d’une soirée. Chapeau ! Personnellement j’admire.
Tout cela demande indiscutablement un travail sur soi. Je suis passée par la moi aussi, bien entendu, et je me souviens encore des réflexions muettes que je me faisais en me retrouvant à quatre pattes, nue devant mon Maître, à me faire fesser.
Du courage il en faut pour être soumis(e), mais quelle récompense quand on le prend, et que l’on s’abandonne au plaisir. Que de promesses de voyages et de bonheur…
Masochisme expiatoire ou masochisme de plaisir…
Depuis que je pratique le sm, j’ai eu l’occasion de rencontrer pas mal de soumises, toutes différentes les unes des autres, bien entendu. Certaines plutôt DS, d’autres très maso. Chacune a son ressenti, ses besoins, ses recherches.
Mais j’ai pu voir que parmi les masochiste il y avait deux catégories qui ressortent principalement. Enfin une plus que l’autre d’ailleurs. C’est un masochisme expiatoire, dans lequel la soumise s’auto puni au travers des sévices du Dom. Elle va ressentir la douleur telle qu’elle est, la vivre, et se l’infliger le plus loin possible, jusqu’à la perte de connaissance si possible, jusqu’au stop dans le meilleur ou le pire des cas.
Je ne fais pas partie de cette catégorie de soumise, mais je reste dans une forme d’extrême. Je suis masochiste, cela ne fait aucun doute. Mais j’aime la douleur non pas pour me punir mais pour les plaisirs qu’elle m’apporte. Selon l’intensité, je vais la transformer en voyage, en sub space, ou en orgasme. Elle devient alors un instrument, un détonateur, une sorte de moteur pour ma quête de plaisir. Car pour moi c’est bien le plaisir la clef de tout. Je fais un SM de plaisir et je suis masochiste par recherche de plaisirs et de sensations.
Mais toutes les formes de masochismes sont belles, tout comme toutes les formes de soumissions. Dés que la sincérité, et l’abandon se manifestent, ils subliment la personne.
Découverte
J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’assister à l’initiation de femmes au SM. Je dis femmes, parce qu’elles n’étaient pas ou pas encore soumises.
J’ai pu voir sur leurs visages la même perplexité, les mêmes interrogations, que j’ai connues lors de mes premières séances: pourquoi est-ce si agréable? ai-je mal ou pas? qu’est-ce que je fais là à me faire souffrir ?
Il y a aussi les questions de l’après. Lorsque les sensations ont été si fortes, à la limite du supportable, tellement différentes, tellement nouvelles. Ce sentiment de ne pas arriver à redescendre de son nuage, les sensations « bizarres » dans la tête, une sorte de plénitude étrange. Tout cela provoque des interrogations normales, saines, naturelles. Je répondrais, oui c’est normal, oui cela va mettre un moment à passer, mais oui vous redeviendrez vous-même. Par contre il y a de fortes chances que cela développe une addiction.
Cette addiction, tout comme la soumission elle-même, peut faire peur. D’ailleurs elles en ont découragées certaines. Après bien entendu, tout dépend de ce que l’on cherche. Mais on ne ressort jamais indifférente de sa première séance. Surtout si elle est forte, comme celles que distille Maître Râ…
Encore et encore
Le fouet, encore lui, m’a fait vivre le plaisir de l’extrême, la mort momentanée de l’âme, le plaisir qui rend fou.
La séance d’hier était juste parfaite. Là aussi de nouvelles sensations étaient au rendez-vous. Beaucoup de plaisir, et beaucoup d’excitation. Des découvertes subtiles et délicates comme mon Maître en a le secret. Le tout évidemment m’avait déjà bien mise sur orbite avant la fin de la séance.
Mais ce n’était pas fini, pour mon plus grand plaisir, le fouet était prévu au dessert.
Les endorphines avaient déjà bien fait leur travail et les coups n’étaient plus douloureux, mais faisaient immédiatement courir ce fourmillement familier et excitant qui porte au plaisir et à l’orgasme. L’esprit lui aussi était prêt à cette ascension vertigineuse vers un étrange paradis.
Les coups étaient précis et réguliers. Je dois dire que mon Maître commence à avoir une maîtrise et une dextérité, qui facilite grandement les choses.
C’est ainsi qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, que je me vis propulsée au septième ciel. Mais, gourmande insatiable, j’en voulais plus. Je me laissais pousser, tirer, plus loin encore. Au bout du bout de ce plaisir tellement particulier. Jusqu’à ce que mon esprit bascule dans l’inconscience.
Pardon mon Maître d’avoir occasionné un stress imprévu. Mais le voyage en valait vraiment la peine…
Nouvelles sensations
Lors de notre dernière visite au Cav’O, mon Maître m’a fait vivre une nouvelle expérience.
Cela faisait déjà un certain temps que je lui « réclamais » des aiguilles sur les seins, mais comme toujours, c’est lui qui décide de l’heure et du jour. Ce fut donc ce soir là.
Les aiguilles furent posées en étoile autour du mamelon, la pointe affleurant le téton. Jusque là, rien d’inconnu, dans le sens qu’il me fallu maîtriser la douleur, comme pour une pose dans le dos, si ce n’est que je trouve personnellement moins douloureux sur les seins.
Mais après la pose et quelques photos, Maître Râ entreprit de jouer avec les aiguilles pour que les pointes viennent titiller le téton. Et là, je dois dire que les sensations furent au rendez-vous.
Picotements bien entendu, mais pas seulement. Une douce acide irritation, une excitation sensuelle, et d’autres choses sur lesquelles je serais bien en peine de mettre des mots. Le tout pourtant me porta à l’orgasme, avec une surprise non dissimulée.
Merci Maître pour m’avoir fait vivre une fois de plus quelque chose d’exceptionnel.
La rentrée
Au Cav’O, la rentrée a eu lieu et nous y étions, bien entendu.
Quel plaisir de retrouver cet endroit mythique, et les amis que nous y croisons régulièrement.
Pour Maître Râ ce fut une soirée de grande activité car à part moi, deux autres soumises purent bénéficier de son savoir faire.
Pour moi, pas le temps de m’ennuier non plus. Trois séances jouissives, et d’agréables dialogues avec les convives.
Que du bonheur donc…

