Archives de la catégorie : Expériences

Découverte

J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’assister à l’initiation de femmes au SM. Je dis femmes, parce qu’elles n’étaient pas ou pas encore soumises.

J’ai pu voir sur leurs visages la même perplexité, les mêmes interrogations, que j’ai connues lors de mes premières séances: pourquoi est-ce si agréable? ai-je mal ou pas? qu’est-ce que je fais là à me faire souffrir ?

Il y a aussi les questions de l’après. Lorsque les sensations ont été si fortes, à la limite du supportable, tellement différentes, tellement nouvelles. Ce sentiment de ne pas arriver à redescendre de son nuage, les sensations « bizarres » dans la tête, une sorte de plénitude étrange. Tout cela provoque des interrogations normales, saines, naturelles. Je répondrais, oui c’est normal, oui cela va mettre un moment à passer, mais oui vous redeviendrez vous-même. Par contre il y a de fortes chances que cela développe une addiction.

Cette addiction, tout comme la soumission elle-même, peut faire peur. D’ailleurs elles en ont découragées certaines. Après bien entendu, tout dépend de ce que l’on cherche. Mais on ne ressort jamais indifférente de sa première séance. Surtout si elle est forte, comme celles que distille Maître Râ…

Encore et encore

Le fouet, encore lui, m’a fait vivre le plaisir de l’extrême, la mort momentanée de l’âme, le plaisir qui rend fou.

La séance d’hier était juste parfaite. Là aussi de nouvelles sensations étaient au rendez-vous. Beaucoup de plaisir, et beaucoup d’excitation. Des découvertes subtiles et délicates comme mon Maître en a le secret. Le tout évidemment m’avait déjà bien mise sur orbite avant la fin de la séance.

Mais ce n’était pas fini, pour mon plus grand plaisir, le fouet était prévu au dessert.

Les endorphines avaient déjà bien fait leur travail et les coups n’étaient plus douloureux, mais faisaient immédiatement courir ce fourmillement familier et excitant qui porte au plaisir et à l’orgasme. L’esprit lui aussi était prêt à cette ascension vertigineuse vers un étrange paradis.

Les coups étaient précis et réguliers. Je dois dire que mon Maître commence à avoir une maîtrise et  une dextérité, qui facilite grandement les choses.

C’est ainsi qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, que je me vis propulsée au septième ciel. Mais, gourmande insatiable, j’en voulais plus. Je me laissais pousser, tirer, plus loin encore. Au bout du bout de ce plaisir tellement particulier. Jusqu’à ce que mon esprit bascule dans l’inconscience.

Pardon mon Maître d’avoir occasionné un stress imprévu. Mais le voyage en valait vraiment la peine…

Nouvelles sensations

Lors de notre dernière visite au Cav’O, mon Maître m’a fait vivre une nouvelle expérience.

Cela faisait déjà un certain temps que je lui « réclamais » des aiguilles sur les seins, mais comme toujours, c’est lui qui décide de l’heure et du jour. Ce fut donc ce soir là.

Les aiguilles furent posées en étoile autour du mamelon, la pointe affleurant le téton. Jusque là, rien d’inconnu, dans le sens qu’il me fallu maîtriser la douleur, comme pour une pose dans le dos, si ce n’est que je trouve personnellement moins douloureux sur les seins.

Mais après la pose et quelques photos, Maître Râ entreprit de jouer avec les aiguilles pour que les pointes viennent titiller le téton. Et là, je dois dire que les sensations furent au rendez-vous.

Picotements bien entendu, mais pas seulement. Une douce acide irritation, une excitation sensuelle, et d’autres choses sur lesquelles je serais bien en peine de mettre des mots. Le tout pourtant me porta à l’orgasme, avec une surprise non dissimulée.

Merci Maître pour m’avoir fait vivre une fois de plus quelque chose d’exceptionnel.

La rentrée

Au Cav’O, la rentrée a eu lieu et nous y étions, bien entendu.

Quel plaisir de retrouver cet endroit mythique, et les amis que nous y croisons régulièrement.

Pour Maître Râ ce fut une soirée de grande activité car à part moi, deux autres soumises purent bénéficier de son savoir faire.

Pour moi, pas le temps de m’ennuier non plus. Trois séances jouissives, et d’agréables dialogues avec les convives.

Que du bonheur donc…

Journée exceptionnelle

Ce 21 août fut pour mon Maître et moi-même une journée exceptionnelle. Nous découvrions un nouveau lieu où vivre notre plaisir.

Dame Sandrine nous en avait dit grand bien et avait insisté pour nous y introduire. Ce fut donc chose faite.

Une première partie de journée était prévue en plein air, au bord du Léman, dans un cadre privé très agréable. De grands arbres étaient prêts à accueillir les suspensions, et je dois dire que nous en avons profité. Une suspension dans les arbres, en pleine nature, est une expérience formidable, qui donne des sensations uniques. D’autant qu’il était particulièrement bien fait ce bondage, et confortable, je n’avais plus envie de redescendre.

Un autre bondage suivit, à terre celui là, très intéressant aussi, puis une séance de fouet. Rien à dire, j’aime le SM en plein air.

Nous n’étions pas nombreux, mais l’ambiance était très conviviale et nous eûmes l’occasion de faire de sympathiques rencontres.

Pour couronner le tout, la soirée débuta par un délicieux méchoui.

La nuit s’avançant, il fut décidé de migrer au donjon même, quelques km plus loin.

Le Donjon du Léman est, il faut le dire, un endroit remarquable. Très bien aménagé, très soigné, très agréable, et qui mérite d’être découvert. Nous y avons passé des instants magiques, vécu des sensations intenses. Nous y avons partagé des expériences, mais aussi des moments de convivialité privilégiés.

J’aimerais remercier son propriétaire pour son accueil chaleureux et sympathique, et nous retournerons avec plaisir dans ce lieu fort agréable.

Concentration

Plus j’avance dans le SM, et plus mes envies changent. Cette évolution se fait de manière fluctuante, mais indiscutable. Mon corps est plus endurant, mes expériences me poussent à aller toujours plus loin.

J’ai également vite compris que mes orgasmes pouvaient être dépassés, voir sublimés. C’est très tentant, bien entendu, pour la personne curieuse, voir aventureuse que je suis. Mais ce n’est pas gratuit.

Plus la douleur est forte, plus la concentration pour la maîtriser l’est aussi.

Par exemple le fouet ; c’est un outil qui peut se montrer aussi doux que cruel. Il peut, si les coups ne sont pas trop appuyés, me promener doucement, voir m’emmener à un orgasme que je qualifierais de « tranquille ». Je me laisse simplement porter par les sensations. S’ils sont plus appuyés, je suis alors obligée de me concentrer pour transformer cette sensation en plaisir. Gérer les coups, en prendre autre chose que la douleur, tel que la chaleur, certains picotements, etc…

Plus la douleur sera forte, plus ce travail sera difficile, cela va de soi. Par contre, lorsque cela est réussi, le voyage n’en sera que plus intense, et l’orgasme final plus puissant.

Par cette expérience j’ai déjà eu l’occasion de connaître plusieurs formes de dépassement de soi, mais aussi de dépassement du plaisir. Qui eu cru que le corps et l’esprit, ensembles, pouvaient aller aussi loin…

Merci mon Maître de m’emmener dans de tels vécus, d’être si à l’écoute, si patient et si complice.

Suspension inversée

Il m’a été permis de vivre une expérience que je pensais impossible il y a quelques temps encore. Ou plutôt devrais-je dire que le talent de mon Maître, et son savoir faire m’a permis de vivre cette expérience.

Depuis un certain temps cette idée lui trottait dans la tête, celle de faire une suspension inversée. Tout d’abord il s’est mis à chercher un modèle capable de supporter de se faire retourner « la tête en bas ». Mais les candidates ne se bousculaient pas au portillon.

Mais à force d’en parler, « d’étudier la chose », nous en sommes arrivé à la conclusion que je pouvais être candidate moi aussi. Certes pas idéale, mais… c’était un défi à relever, et mon maître a un certain goût pour les défis.

Pour ma part j’avais entière confiance en lui, je savais qu’il m’écouterait, prendrait mon point de vue en considération. C’était une expérience à deux, et en ce qui me concerne, cela ne pouvait que réussir.

Ceci dit, c’est tout de même la suspension la plus impressionnante que j’aie faite. Et le premier essai fut… renversant, mais très prometteur.

Le second fut mieux réussi, mais doit encore être amélioré. Ceci dit, nous savons maintenant que cela est possible même pour un modèle comme moi, que même si l’expérience est impressionnante, j’en éprouve beaucoup de plaisir.

Vivement la prochaine…

Les aiguilles

Pour la seconde fois mon Maître m’a fait un corset d’aiguilles. Comme la première fois ce fut un grand moment.

Une expérience de maîtrise de soi.

Garder son calme face à la douleur (sincèrement j’ai connu pire), contrôler sa respiration, rester parfaitement calme et détendue.

Il est très important de rester détendu, il est bien moins douloureux de se faire piquer dans une peau tendre que dans une peau dure (sourire).

Là, en fin de compte, est tout le défi. Une fois les aiguilles plantées on ne les sens presque plus.

Pour  moi c’est chaque fois comme une sorte de victoire. Victoire sur mes peurs viscérales, sur des angoisses imaginaires. Un retour à une réalité à fleur de peau. Se dire que ce n’est pas si terrible, que c’est même beau.

Les aiguilles c’est se lancer un défi à soi-même, le gagner et en être fière.

L’autre voyage

Il y a un objet qui longtemps m’a fait peur, il s’agit de la cagoule. Maître Râ en a une en cuir, dont on peut ouvrir ou fermer les yeux et la bouche par une fermeture éclaire, et peut s’ajuster à l’arrière par un laçage. C’est un objet très SM, qui m’inspirait de la crainte autant que de la fascination.

Il me l’a essayée une fois, il y a déjà un certain temps, mais j’ai très vite eu la sensation d’étouffer. Il faut dire que je suis claustrophobe, cela n’aide pas. Mais je suis aussi quelqu’un qui ne s’avoue pas facilement vaincue, qui aime se dépasser, et vivre de nouvelles expériences. Donc, il fallait que l’esprit saute cet obstacle pour m’ouvrir d’autres horizons.

J’ai fait cette démarche lors de notre dernière séance au Cav’O. Je m’y préparais mentalement depuis des mois, et j’attendais ces dernières semaines l’occasion ou mon Maître accepterait de me la faire vivre.

En plus elle allait être combinée avec un autre désir, celui de me trouver en cage. Dans cette démarche par contre, rien à vaincre, juste le plaisir de ressentir.

En fait, le mot ressentir était bien la clef de ce que je m’apprêtais à vivre.

La cagoule fut mise et ajustée. En Maître attentif, Il m demanda si tout allait bien, si je la supportais. J’acquiesçais.  Il ferma les fentes des yeux, recula, s’éloigna un peu, puis siffla.

En  tant que soumise, j’ai cet instinct d’animal bien dressé, fidèle et à l’écoute du Maître. Ce sifflement était un signal précis auquel j’obéis sans plus réfléchir.

Je me levais, marchais dans sa direction, l’oreille tendue. Chaque sifflement représentait la direction à suivre. Il me guida ainsi jusqu’à la cage qui se trouvait à l’autre bout de la pièce en me faisant éviter les obstacles.

Pour moi, ce simple parcours est une victoire, un témoignage profond de la confiance que j’ai en lui. Hormis la cagoule, le simple fait de me déplacer les yeux bandés est un défi en sois.

Une fois dans la cage, assise en tailleur, Maître Râ me menotta les mains, pour augmenter un peu la sensation de contrainte, tout en veillant à ce qu’elles soient devant moi, que je puisse le cas échéant, venir réajuster la cagoule, ou ouvrir d’avantage l’espace de la bouche si je venais à avoir du mal à respirer.

Ce souci de confort était nécessaire, ce n’était en fin de compte que la seconde fois que je la portais.

La cage fut fermée, mon Maître s’éloigna. Il avait une autre soumise dont il devait s’occuper et me laissait livrée à moi-même. Je savais que malgré cette autre activité et la concentration qu’elle lui demanderait il garderait un œil sur moi. Je n’étais pas seule, mais je pouvais choisir de l’être, en moi.

Il y avait le monde en dehors de la cage, il y avait le monde dans la cage. Elle aurait pu être une prison, avoir une conotation punitive ou restrictive, mais elle devenait pour moi une frontière entre deux univers.

Dans le monde extérieur des bruits feutrés me racontaient la présence de participants proches de moi, pris eux aussi dans leurs jeux, au fond de la salle, des conversations tranquilles, et entre deux mon Maître s’occupant de soumise 208.

Je me laissais aller, entrant dans le monde intérieur, explorant de l’esprit la cage, puis la cagoule, monde de silence et d’immobilité.

Je n’avais pas peur. Je respirais tranquillement, écoutant mon souffle. J’étais bien. Un sentiment de sécurité m’habitait ainsi qu’une grande paix. J’étais venu dans cette cage chercher quelque chose, et je l’avais trouvé. Cet isolement intérieur difficile à décrire, qui nous permet d’être face à nous même. Parallèlement à cela, cette victoire sur moi-même et sur la claustrophobie qui m’ouvrait la porte à ce genre de voyage. C’était un moment de plénitude tranquille.

Mon Maître vint une première fois voir si tout allait bien. Je lui fis signe que oui. Le temps ne comptait plus, mon esprit flottait dans quelque chose de léger.

Les menottes elles aussi jouaient un rôle dans cette recherche d’isolement. La contrainte au niveau des mouvements me poussait à rechercher la place et la liberté en moi. La contrainte extérieure pour obtenir la liberté intérieure.

J’étais si bien que lorsque mon Maître revint pour la seconde fois je ne réagis que faiblement à sa présence. Il se mit à me parler sèchement, plus fort qu’à l’accoutumée. Je ne compris pas ce qu’il me disait, et il repartit comme il était venu, me laissant retournée, au bord de l’angoisse et des larmes. C’était le but, il voulait me faire réagir, et peut être voir comment j’allais gérer le stress. Il me fallu quelques seconde pour le comprendre sans en être vraiment sûre, et me calmer.

Lorsqu’il revint me chercher j’avais retrouvé la paix, mais je restais sur le qui vive.

Il ouvrit la cage sans mot dire, me mit la laisse, et me guida à la tension de la chaine jusqu’à l’autre bout de la salle, sur un siège, pour m’enlever la cagoule.

Je me laisserais encore emporter dans cet étrange voyage. Je me laisserais surprendre par mon Maître, par sa douceur ou sa cruauté, et je resterais dans sa main.

Soirée stricte

Dernièrement, le Cav’O nous a offert une soirée stricte. Une sorte de défi pour nous. Pour moi d’abord, car je n’ai pas de prime abord le profile de la soumise DS, et que cela n’avait jamais vraiment fait partie de nos jeux. Mais j’en avais envie, très envie. Envie de tenter l’expérience, d’essayer. Cette idée, cette perspective avait quelque chose de très excitant. Je me disais que peut être que j’en ressortirais déçue, que je constaterais qu’en effet ce n’était pas pour moi, mais au moins je l’aurais fait.

Pour mon Maître le défit était autre. Etres crédible dans son rôle certes, me tenir la bride serrée pour empêcher la moindre incartade, mais plus encore, car il s’était mis la barre haute en se présentant avec deux soumise, dont une pas particulièrement obéissante.

Rose allait donc nous accompagner. Elle l’avait fait déjà une fois de façon tout à fait informelle, mais en acceptant de venir cette fois, elle se lançait également un grand défi. Ni soumise ni domina, elle se cherche encore, ce qui ne facilitait pas les choses pour elle. Elle connaissait ses difficultés par rapport à la discipline, il lui fallait donc un certain courage pour nous suivre. Je l’en félicite.

Pour ma part, j’avais choisi d’être zen, de prendre les évènements comme ils se présenteraient, d’être dans la mesure du possible exemplaire pour faciliter la soirée de mon Maître.

Ce furent donc un Maître entre excitation et appréhension, une soumise très zen, et une autre très stressée qui se présentèrent à cette soirée.

Je ne veux pas entrer dans le détail des pratiques de cette nuit exceptionnelle, si ce n’est que pour la plus part des participants les jeux étaient de grande qualité. Pour ma part ce fut un grand moment de BDSM, à tous les niveaux. J’ai extrêmement bien vécu la DS, cela à embelli ma soirée, et vécu de grands moments de SM, avec plusieurs orgasmes à la clef. Tout fut parfait.

Pour Rose les évènements furent plus ambigus. Je ne peux m’exprimer pour elle, et par conséquent ne rapporter que ce que j’ai vu moi-même. Le stress la rendait bavarde et donc sujette aux punitions. Rétive par nature elle acceptait difficilement les sanctions, mais appréciait les jeux. J’eu aussi l’impression que les jeux des autres participants l’effrayait un peu, cela augmentait son stress d’autant. Il y eu un moment de rébellion, vite jugulé par Maître Râ. L’impression au départ de Rose nous laissa penser qu’elle était déçue par la soirée. Nous étions dans l’erreur, car cela lui a plu au point qu’elle souhaite revenir…

Pour mon Maître je peux me permettre de dire que ce fut une excellente soirée, à la hauteur de ses espérances, et prometteuse pour la suite. Il s’est senti à l’aise et a bien maîtriser la situation. Il a surtout également rencontré des personnes de qualité et noué de nouvelles relations. Ce fut donc une soirée riche et réussie.

Ce que je pourrais ajouter pour ma part est qu’au petit matin, lorsque nous sommes rentrés, j’étais sur un petit nuage duveteux, et que durant le trajet je n’ai cessé de répéter : mais qu’est-ce que je suis bien !… je n’ai jamais été aussi bien !


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