

Oui, oh oui, du fond du cœur, de l’âme.
Oui pour une autre année avec toi, oui pour nos partages, oui pour tout le plaisir, et tous les plaisirs que l’on s’offre l’un à l’autre.
Oui sans le moindre doute, oui en pleine conscience.
Oui.


Oui, oh oui, du fond du cœur, de l’âme.
Oui pour une autre année avec toi, oui pour nos partages, oui pour tout le plaisir, et tous les plaisirs que l’on s’offre l’un à l’autre.
Oui sans le moindre doute, oui en pleine conscience.
Oui.

Comme tu es beau
Qui l’eu cru. Si on me l’avait dit il y a quelques mois seulement, peut être que moi-même j’en aurais douté. Que dis-je, j’en ai douté. Il y a quelques temps seulement, je m’inquiétais, je m’interrogeais, j’étais préoccupée par cette idée.
Mais maintenant je n’ai plus de doutes, au contraire.
Te voir « jouer » avec une autre soumise m’apporte un plaisir particulier, empreint d’admiration.
Je mesure ce qui se passe en toi lorsque tu m’emmènes, je vois enfin tout ce que je ne fais que supposer, lorsque les yeux clos, je m’abandonne.
Comme tu es beau. Comme tu es beau lorsque, concentré, tu écoutes la soumise. Comme tu es beau, lorsque tu as trouvé le fil de son plaisir.
Comme tu es beau, lorsque de l’esprit tu touches son âme.
Comme tu es beau, Lorsque le jeu fini, tu reviens à moi, plus épris que jamais, des étoiles plein les yeux.
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Merci Maître
Merci Maître de me faire vivre d’aussi intenses expériences.
C’était ton désir, c’était ton projet. Certes il m’interpellait, m’intéressait, excitait ma curiosité au point que je le souhaite, moi aussi.
Il a été débattu et discuté jusqu’à ce que l’occasion se présente.
Ne plus être une spectatrice passive et absente de tes jeux, mais me faire participer, en m’initiant à une domination légère ou une soumission complice avec une autre soumise.
Cette expérience fut à la fois une découverte et une révélation, mais surtout un grand bonheur. Un bonheur partagé, global, complice, entre trois personnes, toi mon Maître, heureux et comblé, toi Aby, rassurée et apaisée, moi, portée par vous, heureuse de votre bonheur.
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Ma petite Aby
A toi ma petite Aby, merci pour la tendresse que tu donnes, pour celle que tu reçois, celle que tu prends. J’ai pour toi une affection véritable et admirative quand dans tes jeux tu es toi-même, vive et spontanée, rebelle et enfantine, câline et offerte.
Sois fière de toi.
Je ne souhaite qu’une chose, que notre complicité grandisse et s’épanouisse, pour d’autres moments intenses.
Saphir, pensées de Ton Maître…
Cette danse douce et paisible, ce lien, cette chaîne, visible certes… juste une preuve « matérielle ».
Pourtant Lui, le Lien, est de toute autre nature. Tu es si proche, je sens ton souffle, tu obéis aux caresses de mes mots chuchotés, à la tension de la chaîne, aux caresses sensuelles, parfois cruelles de la cravache.
Ton corps un peu tendu, charnel… mais ton âme libre, sans contraintes, sereine, apaisée, suit le chemin du Maître.
Confiance, abandon, complicité… amour…voilà le Lien. Il est beau, il est fort, il est intemporel.
Que nos âmes puissent continuer de danser sur le fil si ténu… mais au combien agréable de ce Lien… de la Vie… MERCI de ton amour, ta confiance, et pour cette complicité.
Ton Maître bien aimé……
Il est une danse que je préfère entre toutes, sensuelle et proche, que l’on partage, mon Maître et moi, lorsqu’en bout de laisse il me tient et que, les yeux clos, je le suis, attentive à ses paroles chuchotées, guidée par une cravache délicate et suggestive.
Lui obéir en toute confiance, aller où il me promène, aveuglément, me laisser porter tenue par le fil de la complicité, le sentir si proche, le souffle de ses paroles dans mon cou.
Le parcours n’est jamais long, quelques minutes en bout de laisse, le temps d’une danse.
Moment de grand intimité, de grande proximité. Moment de totale appartenance.

Il est bien là question de mon Maître, de la relation que l’on a, surtout de la façon dont je la vis. Il y a l’homme, le compagnon, le partenaire, mais surtout le Maître.
Il est toujours là, en moi, à chaque instant, dans une appartenance permanente consentie et désirée.
Il donne un sens à ce que je suis, ce que je fais, ce que je vis.
Je pourrais appeler cela simplement de l’amour, mais c’est un peu différent, plus complet. Cela a plus de relief.
Pour le Maître je vais apporter une attention particulière à mon corps, je vais encore d’avantage me soigner, veiller à avoir la peau douce, le corps soigneusement épilé, le visage radieux. Je vais m’appliquer à faire ce qu’il me demande comme il souhaite que je le fasse.
Pour le Maître je vais essayer d’être toujours souriante et de bonne humeur, patiente et de bonne composition (c’est dans mon tempérament, donc pas très difficile, je l’accorde).
A mon Maître j’appartiens, une manière d’être si subtile que seuls les initiés, les personnes d’une grande sensibilité peuvent percevoir. Pourtant cette appartenance est totale. Il m’a dans le creux de sa main, et seul dans le creux de sa main je me sens bien et en sécurité.
Le Maître est le Maître, est mon Maître, parce qu’au delà de tout ce qui nous uni il sait. Il sait m’emmener, m’emporter au bout de nos voyages, au bout de mes sens, au-delà de la dernière porte.
Vendredi soir Maître Râ a fait l’acquisition d’un nouvel outil. Il s’agit d’une très belle paire de gants en cuir noir, qui lui va d’ailleurs vraiment bien. Des gants « qui en jettent » comme on dit.
Mais le must est qu’ils ont la paume cloutée. Sensations garantie.
Caresses brûlantes, griffures, mais aussi les pointes de clous qui pénètrent la peau lorsque l’on appuie.
Mon Maître m’a fait asseoir en face de lui, et s’est mis à me caresser avec son nouveau jouet, caresses douces amères, lui tout proche de moi, m’enveloppant de sa présence, de son attention, de son amour, passant sa main sur mes seins, mes bras, mon dos, grattant, griffant, puis, d’un coup, m’agrippant les seins et plantant les piques dans la chaire tendre et offerte.
J’étais assise les mains sur la tête, mais cette suite de sensations aussi fortes les une que les autres, excitantes et sensuelles, me fit vite perdre pieds. Peu à peu, dans la danse intérieure que nous vivions, je me laissais emporter, balancer, au rythme des caresses. Chaque fois que mon Maître me serrait les seins la douleur, plutôt que de me sortir de mon rêve, m’y plongeait plus encore.
Je lui appartenais, j’étais lovée au creux de sa main, prisonnière heureuse et comblée, retenue par les piques des ses gants.
Peu à peu mes mains s’étaient déliées, passée autour de son cou, le corps ondulant entre ses doigts agiles, offerte, emportée, à la fois si présente et tellement absente.
Mon âme s’est alors envolée, éparpillée sous la voûte de pierre du Cav’O, dans les spasmes de la jouissance.
Un orgasme surprenant, cruel, terrible, merveilleux.
S’en suivit une séance de fouet, sur les seins à nouveau. Une séance forte, dont les bleus et les marques laissées témoignent de l’intensité. Une séance qui, elle aussi m’emporta loin de moi dans un puissant orgasme.
Ce soir là, j’avais besoin de violence, de souffrance, de douleur forte. Cela m’arrive quelques fois, pas toujours d’ailleurs. Maître Râ l’a senti, capté, et m’a une fois de plus emmenée au delà de mes limites.
Merci mon Maître aimé, pour ton attention, ton écoute et ton amour.
Il y a quelques semaines, je découvrais ma première séance improvisée en plein air.
C’était lors d’un pique-nique, juste mon Maître et moi, en fin de journée. Nous étions seul sur la grande place engazonnée et profitions des derniers rayons de soleil, lorsqu’il eut une idée.
- Attends-moi là, fit-il, un air coquin dans l’œil, je reviens tout de suite.
Je restais donc assise sur la couverture, et le regardais filer en direction de la forêt avoisinante. Il en revint rapidement, muni de branches de noisetier.
Une joie sauvage me saisi au cœur. J’avais immédiatement compris ce qu’il préparait là. S’en suivit une flagellation aux baguettes de noisetier mémorable et efficace où, allongée sur la couverture, je connu mes premiers émois et orgasme en plein air.
Ce week end dernier, lors d’une promenade en forêt, je connu une seconde expérience du même type, mais pourtant très différente, ne serrait-ce que dans les sensations.
Imaginez une grande forêt, en fin d’après-midi, en automne, alors qu’il commence à faire froid. Nous somme sur un petit chemin, et soudain mon Maître part dans les fourrés et s’enfonce dans le sous-bois.
Je demande :
- Que fais-tu ?
- Je cherche un gros arbre.
Il y en a plein, et je le vois passer de l’un à l’autre, alors que j’attends toujours sur le chemin.
- Qu’est-ce que tu fais, me lance-t-il. Tu viens ?
Je rapplique, je commence à comprendre. Il avait cueilli un peu plus tôt un baguette de noisetier (encore), mais juste une, et nous avions plaisanté sur son utilisation, il m’avait un peu taquiné les fesses par dessus ma jupe, puis en dessous, mais sans aller plus loin, nous avions poursuivit notre balade sans autre.
Me voilà à choisir avec lui un tronc approprié pour m’appuyer contre. Je trouve mon bonheur au pied d’un grand sapin et l’étreints, jupe relevée, jambes et fesses nues et offertes.
Je sens sur ma peau le vent froid qui me donne la chaire de poule, mais les premiers coups de baguette viennent contré la brise.
La baguette a encore des feuilles, et donc les coups sont plutôt doux. Doux mais efficaces. Cela me réchauffe, me détend, m’emporte doucement. J’oublie peu à peu l’écorce rugueuse de l’arbre, la position peu confortable, et le froid. Puis les coups s’arrêtent, le temps de quelques caresses, le temps de ressentir à nouveau le vent. Je frissonne. Mon Maître le sait, il sait comment me faire monter puis redescendre, pour mieux remonter en suite. Il reprend la flagellation, monte, donne de la force. La branche se dénude, elle devient plus cinglante, j’aime cette sensation, je vibre en moi, je demande « plus fort ». Je sens mon Maître y mettre plus d’énergie, juste assez pour ne pas briser la baguette (du moins c’est l’impression que j’ai). Je me sens envahie d’une intense chaleur, je suis moite, voir je transpire, et cette sensation vient contrer le froid extérieur. Ma peau offerte se bat entre le froid et le chaud alors que mon épiderme tout entier fourmille de plaisir. « Plus fort ». La branchette résiste et me porte au delà de moi-même, au delà de la forêt, au delà de tout, dans un râle de bonheur et de jouissance. Tout vacille, et l’espace d’un instant je crois tomber sur le parterre de feuille, mais je reste accrochée à mon arbre comme à une bouée de sauvetage.
Mon Maître m’enlace, et je sens son plaisir, son désir, sa satisfaction.
Un peu plus tard il me montre la baguette. Il était temps que je vienne, car il n’en reste presque plus rien, elle est complètement détruite.
Il est vrai qu’à tous les niveaux, au travers de tout ce que nous partageons mon Maître et moi, les sentiments sont forts et très présents. En SM il y va de même bien entendu. De ce fait il y a des choses, des pratiques qu’il n’aura jamais avec moi. Par respect, par amour, parce qu’elles ne m’apportent rien non plus.
L’humiliation, et la douleur extrême en font partie. Mais un certain sadisme fait tout de même partie de lui.
Même si je progresse et vais de plus en plus loin, il y a des barrières que nous ne franchirons pas. Pourtant je sais qu’il a besoin d’exprimer cette forme de violence qui l’habite.
Pour cela, et après long dialogues et partages, j’accepte avec bonne volonté, que d’autres soumises, plus maso, avec des besoins différents des miens, passent entre ses mains « sadiques », pour leur plus grand bonheur, et le sien. C’est quelque chose sur quoi nous communiquons, qui fait partie de notre vécu, comme le reste. Certes il ne me raconte pas tout ce qu’il fait, quelque fois il se contente de me dire :
- Vaut mieux pas que tu saches, juste te dire que je ne te ferais jamais ça.
Je souris, mon imaginaire sait faire le reste. Mais il a cette pudeur, ce sens de la protection, qui veut m’éviter d’être choquée. Pour cela comme pour bien d’autres choses je l’aime.
Et parce que je l’aime énormément, je lui témoigne mon attachement et ma confiance en lui laissant la liberté d’être lui-même.

J’ai eu l’occasion, il y a environ un an, de faire une première suspension, qui ne se déroula pas au mieux, et me laissa dans la frustration d’imaginer que je ne pouvais pas être suspendue.
La visite de Philippe Boxis au Cav’O fit basculer tout cela en donnant à mon Maître l’occasion de découvrir les clefs de cet art.
Malgré mon poids, et d’autres difficultés, il a trouvé le, ou même les moyens de me suspendre de façon suffisamment confortable pour que je savoure non seulement la suspension elle-même, mais des jeux annexes, pour mon plus grand plaisir.
Pour pouvoir s’entraîner il a conçu un tripode en bambou, simple, vite monté, et très solide, qu’il déploie à volonté à la maison. Cela nous permet à la moindre envie de nous faire plaisir.
Ma première expérience, longuement étudiée, fut une suspension latérale par le côté gauche. J’étais, je l’avoue, très crispée, et comme mes mains étaient libres, je m’accrochais à la corde comme une naufragée. Puis, constatant que le tripode, la corde, et surtout mon corps, supportaient plutôt bien mon poids, je me détendis.
La suspension suivante fut sur le dos, et là je me laissais enfin aller, détendue. Ces premières expériences nous permirent de faire des mises au points, des améliorations, qui bien entendu se poursuivent, nous n’aurons certainement jamais fini de nous améliorer, mais elles me permettent maintenant de profiter de jouissances et même d’orgasmes en suspension.
Le ressenti de ces expériences est d’abord celui de la contrainte qu’offre le bondage, mais en plus le « vertige » d’être suspendu, de tourner, de me faire tourner et manipuler par mon Maître, d’être peut être d’avantage encore à sa merci, de me livrer à lui encore plus. Cette sensation est grisante, excitante, et… vertigineuse.
J’adore…
Je me rends de plus en plus compte que ma façon de vivre le SM est une forme de quête, une recherche continue, une exploration des sens, du vécu, du ressenti. Il m’est impossible de me satisfaire juste de ce que j’ai, mais au contraire, avancer, aller toujours plus loin dans l’expérience.
Être arrivé à connaître l’orgasme par une forme de douleur ne pouvait être une fin en soi. Apprendre à maîtriser et à faire progresser ce savoir, cette expérience n’en est pas une non plus, c’est un cheminement, plus ou moins lent, mais riche, toujours prometteur, une motivation à aller de l’avant.
Ce que je vis est un moteur, non seulement dans le SM, mais dans mon existence toute entière.
Cette vision je la partage totalement avec mon Maître, elle est notre ciment, mais aussi d’une certaine façon notre lumière.
Maître Râ a fait dernièrement l’accisition de nouvelles cordes en chanvre, elles sont non seulement magnifiques, mais particulièrement agréables à utiliser, tant pour le maître que pour la soumise. C’est un vrai bonheur.
